TF1 : "Le départ de Duroux amplifie la crise" (presse nationale)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Les quotidiens nationaux reviennent sur le départ-surprise d'Axel Duroux, numéro deux de TF1.



"Duroux décide de jouer la carte de la rédaction de TF1. Il rencontre la Société des journalistes (SDJ), ce que Paolini n’avait jamais fait, et entame une série de petits-déjeuners pour faire connaissance avec la rédaction. Laquelle n’avait pas été habituée à de tels égards ; depuis des mois, elle dénonce de manière récurrente la gestion à l’économie et le «harcèlement» que subissent certains journalistes (et singulièrement certaines) que la direction veut faire partir. La rédaction subit en effet de plein fouet le serrage de ceinture décidé par Nonce Paolini. Pour ne rien arranger les audiences du 20 heures de Laurence Ferrari sont en berne. «La rédac n’est pas idiote, raconte un journaliste, on savait qu’avec Duroux ce serait dur aussi. Mais au moins c’était un journaliste et il se revendiquait comme tel.» Vendredi, la SDJ de TF1 a d’ailleurs «regretté» le départ d’Axel Duroux «et le climat d’instabilité qu’entretient ce départ», soulignant qu’il avait fait naître un «espoir» dans la rédaction en se portant «garant de son indépendance» . A TF1, on raconte que Duroux s’était étonné que la rédaction soit à ce point «muselée» parlant même, à propos des méthodes de la direction, de «stalinisme»" .

Libération samedi 24 octobre 2009picto



"Jamais dans l’histoire de la télévision un numéro deux de chaîne sera resté si peu de temps. Axel Duroux, directeur général du groupe TF 1 depuis la mi-septembre, a quitté définitivement jeudi soir son bureau du 14e étage, voisin de celui de Nonce Paolini. (...) « Nonce Paolini était vraiment très heureux au départ d’être allé chercher Axel Duroux et de l’avoir convaincu, raconte un proche extérieur à la chaîne. Il y voyait une complémentarité de génération (NDLR : lui a 60 ans, Duroux 46 ans) et d’expérience. Il le voyait aussi comme son successeur possible. » Mais la mésentente a vite été criante. (...) « Axel Duroux s’est montré trop critique sur la stratégie et les décisions, et isolé, poursuit notre source. Sa pression a suscité l’inquiétude chez beaucoup de salariés, y compris chez les cadres clés. »"

pictoParisien/Aujourd'hui en Francesamedi 24 octobre 2009







"Du côté de Nonce Paolini, on souligne que, depuis l’annonce du recrutement de Duroux au printemps, la situation de la chaîne s’est améliorée, avec notamment une audience qui a enfin cessé de chuter (à 26,6 % en septembre après un repli à 25,5 % en mai) et le rachat des chaînes TMC et NT1. Une manière de dire que la Une pourra très bien se passer de « Merlin », comme on l’avait surnommé en interne. Un argument peu convaincant, car les problèmes structurels contre lesquels se battait Nonce Paolini restent : la montée en puissance de la TNT, des recettes publicitaires en fort recul (– 23 % au premier semestre), des programmes vieillissants qui peinent à se renouveler et un management à renforcer."


La Tribune samedi 24 octobre 2009picto




"Devenu public, le conflit entre le PDG et le directeur général a commencé de porter atteinte au bon fonctionnement de la chaîne privée. Jeudi 22 octobre, M6 a ainsi réussi à chiper le match de football Irlande-France au nez et à la barbe de TF1. Une rencontre d'importance puisqu'elle va décider, avec le match retour au Stade de France, de la participation ou non de l'équipe de France à la prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud en juin 2010. Auparavant, jamais TF1 ne s'était fait souffler un match des Bleus. Dans la coulisse, il se dit que ce loupé de TF1 est la conséquence directe des bisbilles entre MM. Paolini et Duroux. Trop occupés à se déchirer, ils auraient manqué de réactivité pour acquérir les droits de diffusion du match auprès de la Fédération de football irlandaise. Et M6 en a profité."

pictoLe Monde samedi 24 octobre 2009

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