Télé publique : mécontentements
La rédaction - - 0 commentairesHervé Chabalier n'est pas le seul à être désenchanté concernant la future loi sur la réforme de l'audiovisuel public.
Hervé Chabalier n'est pas le seul à être désenchanté
concernant la future loi sur la réforme de l'audiovisuel public. Vendredi, le
patron de la société de production Capa, ancien membre de la commission Copé, disait sa déception à
L'Express. Il publie aujourd'hui un communiqué où il redit son "sentiment
de trahison", accompagné cette fois d'autres membres de la commission Copé
(le patron des cinémas MK2 Marin Karmitz, les producteurs Nicolas Traube et Marie
Masmonteil, les scénaristes Sophie Deschamps et Jacques Santamaria...).
"Le détricotage des propositions de la Commission
Copé, auquel se sont livrés les hommes politiques de la majorité ces dernières
semaines, rend vains tous les efforts que nous avons déployés pendant six mois pour faire de France Télévisions un
grand groupe de l'audiovisuel européen", jugent-ils dans un
communiqué.
Ils estiment qu'"aucune pérennité" n'est
assurée pour France Télévisions, bien que l'Etat ait garanti, dans la loi de
Finance 2009, le versement à France Télévisions de 450 millions d'euros pour
compense l'arrêt de la publicité en soirée. "En aucun cas, cette somme
ne peut financer les émissions nouvelles qui remplaceront les espaces
publicitaires et le développement : le passage au média global (...). Sans
argent, cette transformation sera difficile, conflictuelle, mal comprise par
les personnels", écrivent-ils.
Le débat entre les députés commence le 25 dans l'après-midi.
Si l'on en croit l'Assemblée
nationale, il se tiendra jusqu'au 4 décembre. L'intersyndicale de
l'audiovisuel public appelle d'ores et déjà à une grève de 24 heures demain.
Et pour revivre comme au premier jour la genèse de la réforme, lisez
notre dossier "La
télé publique sans pub ?"