Suicides : départ de Lombard ? (presse nationale)

Gilles Klein - - 0 commentaires

La Tribune et Libération s'interrogent sur l'avenir de l'actuelle direction de France Telecom après la vague de suicides chez ses employés.


"Il avait attendu trois jours pour répondre, mi-septembre, à la convocation de Xavier Darcos, le ministre du Travail, pour parler des suicides chez France Télécom. Il n’aura mis que quelques heures lundi pour se rendre à Annecy, où un salarié d’un centre d’appels s’était donné la mort quelques heures auparavant (lire ci-dessous). Un déplacement éclair à la hauteur de la situation d’urgence dans laquelle se trouve l’entreprise après le suicide de 24 salariés en dix-huit mois. Une implication qui marque aussi un changement dans la stratégie de Didier Lombard et de Louis-Pierre Wenes, directeur général adjoint chargé de la France, à ses côtés lundi"

"Moins engagés au début de la crise cet été, Didier Lombard et Louis-Pierre Wenes sont aujourd’hui en première ligne. (...) Les responsables syndicaux demandent son départ et surtout celui de Louis-Pierre Wenes, adepte d’un vocabulaire musclé pour faire bouger les équipes."




Au centre d'appels d'Annecy-le-Vieux, 8 % à 10 % de salariés sont en arrêt de travail selon La Tribune qui cite des employés dans le deuxième article de la page, à gauche

"« On est les uns sur les autres, tout juste isolés par un paravent, avec le bruit des sonneries et des communications », se plaint un salarié. Sans compter le matériel. « Ils ne veulent pas acheter de casques décents. On entend mal, ça grésille, ça coupe… » Répondre aux clients implique d’ouvrir 5 ou 6 applications. « C’est lent. Parfois, ça plante, le client s’impatiente… D’autant qu’il a déjà attendu longtemps en ligne faute de personnel », explique Danielle Rochet. « Et nous avons un seul fax pour 150 ! On est chez les fous ! C’est pire que le privé ici. Pire ! » "


pictoLa Tribune mercredi 30 septembre 2009


"«Monsieur Lombard, envisagez-vous de démissionner ?» A cette question posée par Yannick Bodin, sénateur (PS), le patron de France Télécom a répondu par un long silence. Avant d’enchaîner, lors de l’audition qui s’est tenue hier devant la Commission des affaires sociales du Sénat, qu’il «pensait pouvoir être encore ut i l e à [ s on] poste » . Pour combien de temps ? Au lendemain du 24e suicide ( en dix-neuf mois), survenu lundi à Annecy, la question de la succession de Didier Lombard agite à tous les niveaux. Exemple, ce ministre qui lâchait hier à Li bération : « Lombard, c’est un brave type, mais il est complètement à côté de la plaque. Il n’a pas pris conscience de ce qui se passait.»"


Libération mercredi 30 septembre 2009picto

L'occasion de regarder notre émission "On prend ça en pleine tête, à France Telecom!" L'hypermédiatisation des suicides au travail, en débat.

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