Stiglitz et l'avenir "bref" de l'euro : reprises...brèves
Gilles Klein - - 0 commentairesLes déclarations pessimistes sur l'avenir de l'euro, faites par Joseph Stiglitz (professeur américain de la Columbia University, prix Nobel d'économie 2001) à la BBC, le 4 mai 2010 ont été citées dans de nombreux articles de la presse traditionnelle française et étrangère, sans jamais faire de titres :
si l'Europe "ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l'avenir de l'euro sera peut-être très bref"
Il y explique à nouveau que "La crise grecque met en jeu la survie de l'euro. L'Europe doit agir." |
Libération évoque "l’avis de deux Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, qui pronostiquent la fin possible de l’euro si l’Europe ne parvenait pas à régler ses «problèmes institutionnels fondamentaux» . Un rien exagéré ? Oui, dit Sylvain Broyer, de la banque Natixis, qui rappelle que les économies de la zone euro sont extrêmement intégrées : «La dette de la Grèce est détenue par le reste des pays de la zone euro. Faire exploser la zone euro se traduirait par des risques de change démesurés pour les entreprises» . «Les coûts seraient faramineux, dit Bruno Amable. Or, pour l’instant, les avantages de rester dans la zone euro l’emportent encore sur les inconvénients.»"
Le Figaro parle de la baisse de l'euro face au dollar "Aujourd’hui, on s’attend à ce qu’il revienne à 1,20 dollar au début 2011 », estime Jean-Marc Lucas, économiste de BNP Paribas. Un tel pronostic n’implique nullement l’éclatement de la zone euro contrairement aux scénarios qui tendent à se répandre. « L’avenir de l’euro sera peut-être limité », a ainsi lancé mardi Joseph Stiglitz, le barde incontournable de l’économie mondiale, plus connu pour ses attaques contre Wall Street que pour ses critiques du système européen."
"Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a prédit sur BBC 4, hier, la fin possible de l’euro. « Quand on aura vu à quel point il a été difficile à l’Europe d’adopter une position commune pour aider un des plus petits pays, on réalisera que si un pays un peu plus grand a des difficultés, il est probable que l’Europe aura encore plus de mal. » (...) Si l’Europe « ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l’avenir de l’euro sera peut-être très bref »" écrivait le quotidien Les Echos (ci-dessous à gauche) mercredi 5 mai. Citation identique dans la Tribune du même mercredi 5 mai (ci-dessous à droite).
On retrouve les mêmes citations de Stiglitz dans la presse internationale du Brésil, au Danemark, en passant par la Malaisie et bien sûr, en Grèce.
Le 3 février dernier, Stiglitz avait un discours différent, dans une interview télévisée de BBC News qui expliquait : "Il croit que l'euro va survivre à sa plus grande crise". Au cours de cette intervention, Stiglitz critiquait sévèrement les spéculateurs qui attaquaient la Grèce pour gagner de l'argent, expliquant, en gros : iIs gagnent beaucoup d'argent quand ils réussissent une attaque. Et ils jouent un double jeu. Si le gouvernement réagit ils gagnent, s'il ne réagit pas, ils gagnent. "Est-il concevable qu'un membre de la zone Euro s'effondre ? (...) La réponse est non." Il était optimiste, estimant que le gouvernement grec avait fait le choix de l'équilibre, entre rigueur et pression sociale limitée, sans tomber dans une rigueur excessive. | BBC News 3 février 2010 |
