"Soyez justes avec moi" : gendarme jugé pour droit de savoir
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Cela fait quatre ans que je m'endors en pensant à cette affaire, j'ai commis une erreur, a dit le lieutenant-colonel Garcia, ancien commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes, à la retraite depuis trois ans, au tribunal correctionnel d'Alès qui le jugeait cette semaine pour violation du secret de l'instruction.
Six mois de prison avec sursis ont été requis contre lui.
Garcia avait autorisé un journaliste de Droit de savoir (TF1) à filmer les aveux d'un meurtrier. Nous avons consacré à cette affaire une émission, sur France 5, et une enquête sur le site. La séquence en question (éloignez les enfants) |
L'auteur du reportage Olivier Baudry de Vaux, journaliste travaillant alors pour une société de production liée à TF1, avait obtenu l'accord de la gendarmerie mais pas celui de la justice.
Un suspect, Eric Martinez, condamné depuis pour le meurtre, avait porté plainte en juin 2004 pour violation du secret de l'instruction pour avoir été interrogé par le journaliste et filmé menotté pendant sa garde à vue.
Dix mille euros d'amende ont été requis contre Villeneuve, 15.000 et 10.000 euros contre Baudry de Vaux et Jacques Aragones, rédacteur en chef de l'émission, 10.000 euros contre Edouard Boccon-Gibod, directeur de TF1 Production.
Soyez juste avec moi, a imploré le gendarme.
Aucune peine n'a été requise à l'encontre des deux anciens patrons de TF1 Etienne Mougeotte et Patrick Le Lay.
Mise à jour -
Les plaignant ont été déboutés par le tribunal correctionnel d'Alès, puis, en juin 2009, par la cour d'appel de Nîmes : Patrick Le Lay (à l'époque pdg de TF1), Étienne Mougeotte (son vice-président), Charles Villeneuve, Jacques Aragones et Olivier Baudry sont donc définitivement blanchis.
