Sondages un an avant la présidentielle : pourquoi ils n'ont aucun sens

Defné Caillard - - Déontologie - 19 commentaires

A un an de l'élection présidentielle de 2027, difficile de passer à côté des derniers sondages d'ores et déjà en boucle sur les plateaux des chaînes d'info : "Combien de Français voteraient pour le Rassemblement National ?", "Quel candidat ferait le meilleur président ?". Présentés comme une "photographie fidèle de l'opinion", leur fiabilité est pourtant remise en question par de nombreux chercheurs. ASI a analysé le traitement médiatique de trois sondages, diffusés juste après les municipales. Et leurs limites évidentes.

Lundi 23 mars, jour d'après du second tour des municipales. Sur le plateau de LCI, pas question de laisser l'audimat souffler, alors que la campagne vient tout juste de se terminer. Darius Rochebin, dans son émission de 20h, dévoile la suite : les présidentielles 2027. Et ce soir-là, il a sous le coude un sondage "évènement" IFOP pour LCI. Le titre de l'émission annonce la couleur : "Sondage LCI : Philippe-Bardella : le duel est lancé".

Le sondage en questiondeux questions poséesà 1 090 personnes en ligne le 23 mars : quel parti politique sort renforcé des municipales ? Et quelle personnalité ferait un bon candidat pour la présidentielle 2027 ? Le RN est vu comme le grand gagnant des municipales, à 54% ; Jordan Bardella att...

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