Séguin critique France Télévisions (LePoint.fr)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions est analysé à la loupe par Le Point.fr. Le site de l'hebdomadaire croit lire entre les lignes une mise en cause des salaires de deux présentateurs, Laurent Delahousse et Yves Calvi, et croit savoir que deux ministres (Lagarde et Mitterrand) sont en désaccord sur le mode de financement de la production audiovisuelle préconisé par la Cour.



Le premier article souligne les réactions totalement opposées de deux ministres.

Le nouveau contrat d'objectifs de France Télévisions prévoit que le groupe devra dépenser entre 18,5 et 20 % de son chiffre d'affaires à l'achat d'oeuvres audiovisuelles.


"Cette somme garantie apparaît, aux yeux de Philippe Séguin, comme une corne d'abondance réservée aux producteurs privés, qu'il estime ainsi à l'abri de tout aléa, du moins pour les mieux introduits d'entre eux. «En assignant à France Télévisions le rôle d'être un agent de financement des producteurs indépendants, l'État va à l'encontre de l'intérêt social de l'entreprise» assène-t-il. (...) mieux vaudrait fixer à France Télévisions des obligations de production en volume horaire plutôt qu'en dépenses monétaires. «France Télévisions serait, ainsi, mieux à même de négocier l'achat de programmes au moindre coût. Elle pourrait adapter ses dépenses à ses recettes.»"

"La ministre de l'Économie (qui vient du monde de l'entreprise) approuve bruyamment la recommandation de Séguin : "Le ministère de l'Économie ne peut que partager ici le constat de la Cour des comptes", écrit-elle à la fin du rapport. Quelques pages plus loin, Frédéric Mitterrand, représentant des saltimbanques et lui-même documentariste, pourfend cette analyse avec la plus grande vigueur : "Les obligations fixées n'ont pas pour objet de fragiliser l'entreprise."

Le site LePoint.frpicto




Dans un deuxième article Le Point.fr évoque les salaires des journalistes.

La Cour parle de "«pratiques contestables», notamment «le recrutement à prix fort de journalistes vedettes provenant de chaînes privées». Allusion est faite à un «présentateur-remplaçant (ou "joker"), dont la rémunération s'apparente à celle des journalistes vedettes officiant à un rythme quotidien». (...) tout le monde comprend qu'il s'agit de Laurent Delahousse..."

lVoir aussi "l'attribution à un même journaliste de la présentation de plusieurs émissions au sein des chaînes du groupe, chacune étant spécifiquement rémunérée à la hauteur d'un contrat à temps plein". C'est Yves Calvi, journaliste permanent de France 2, (Mots croisés), et animateur (C'est dans l'air) sur France 5.

Et enfin la "collaboration extérieure quasi quotidienne auprès d'une radio privée pour un journaliste disposant d'un contrat à temps plein sur France 2, alors que l'accord d'entreprise relatif à la déontologie des journalistes stipule que toute collaboration journalistique au sein du secteur privé concurrentiel est interdite" C'est Nelson Montfort.

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