Sarkozy / "coupable" : raté par Libé et Le Figaro (F5)

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"Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel." Cette phrase prononcée mercredi soir par Nicolas Sarkozy, interviewé à New York par Laurence Ferrari et David Pujadas, lui vaut aujourd'hui une assignation à comparaître devant le tribunal de grande instance de Paris, pour atteinte à la présomption d'innocence, suite à une plainte de Dominique de VIllepin.

"Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel." Cette phrase prononcée mercredi soir par Nicolas Sarkozy, interviewé à New York par Laurence Ferrari et David Pujadas, lui vaut aujourd'hui une assignation à comparaître devant le tribunal de grande instance de Paris, pour atteinte à la présomption d'innocence, suite à une plainte de Dominique de VIllepin.

Le mot "coupable", au centre du débat, n'a pas été relevé par les deux journalistes présents, Laurence Ferrari pour TF1 et David Pujadas pour France 2. Et s'il a fait bondir l'avocat de Dominique de Villepin Olivier Metzner, il n'a pas retenu l'attention de Libération et du Figaro, qui dans leurs éditions du lendemain, jeudi, ne relevaient pas l'atteinte à la présomption d'innocence.

Leurs directeurs respectifs, Laurent Joffrin et Etienne Mougeotte, était interrogés sur le sujet sur le plateau de Médias le magazine, dimanche sur France 5. Les caméras de l'émission les avaient suivis justement le jour de l'intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2.

Comment vont-ils expliquer ce ratage ? picto



"La phrase est citée dans les deux journaux, au cœur d'un article dans Le Figaro, un petit peu mis en exergue dans Libération, mais sans commentaires. C'était trop tard ?", demande gentiment Thomas Hugues à ses deux invités.

"Oui !", s'engouffre Joffrin. "Ou vous l'avez laissé passer ?" Continue Hugues. "Non non, euh, enfin...", hésite Mougeotte, avec un regard vers Joffrin. "C'était tard, on l'a relevé, on l'a mis, on l'a montré, mais la polémique s'est développée après", explique Joffrin.

picto Mais dans Libération jeudi,la phrase était bien en exergue, sans pour autant que le mot coupable ne soit expressément relevé.

Ce qui rendait d'autant plus incompréhensible la citation d'Olivier Metzner, avocat de Dominique De Villepin : "C'est cela le respect de votre tribunal, de votre parquet. C'est cela le spectacle que le Président donne à la France de notre justice".

Manquent seulement les mots "présomption d'innocence".

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