Sarkozy : après le" voyou de la république", le "délinquant constitutionnel" (Plenel)

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Nouvelle passe d'arme entre Edwy Plenel et l'UMP. Ce mardi 17 août, le fondateur de Mediapart a estimé sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait "violé la constitution" en proposant la déchéance de nationalité pour certains criminels d'origine étrangère alors que le premier article de la Constitution prévoit "d'assurer l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine". Réplique immédiate de l'UMP : "La possession d'une carte de presse n'autorise pas toutes les outrances et ne justifie en rien de proférer des insultes pour salir les institutions du pays ou ses représentants élus" a affirmé Dominique Paillé, le porte-parole de l'UMP, qui a qualifié Plenel de "délinquant du journalisme". Au début du mois, c'est le fondateur de Marianne, Jean-François Kahn, qui avait traité Sarkozy de "voyou de la République".

Commentant l'actualité au micro de France Inter ce mardi, Edwy Plenel a dénoncé une "immense sortie de route de l'homme qui est chargé de veiller au respect de la Constitution et qui la viole par ses paroles de Grenoble". "C'est un délinquant constitutionnel, notre président. Il a violé la loi qu'il est chargé de faire respecter" en proposant des sanctions supplémentaires à l'encontre de certains délinquants d'origine étrangère alors que la Constitution prévoit l'égalité des citoyens devant la loi.


Plenel cite l'article 1 de la Constitutionpicto

Sitôt les propos prononcés, l'UMP a réagi dans un communiqué par la voix de Dominique Paillé, porte-parole du parti présidentiel : "M. Plenel, vos propos et votre comportement font mal à la France. C'est à l'évidence vous qui êtes un vrai délinquant du journalisme! (...) "La possession d'une carte de presse n'autorise pas toutes les outrances et ne justifie en rien de proférer des insultes pour salir les institutions du pays ou ses représentants élus" a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première passe d'arme entre Plenel et l'UMP. En pleine affaire Woerth/Bettencourt, le gouvernement avait ressorti l'affaire Baudis pour critiquer les méthodes de Plenel. Relisez notre observatoire

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