Salah Hamouri bientôt libre, Le Monde se trompe de photo
Gilles Klein - - 0 commentairesSalah Hamouri sera libéré dimanche, signale Le Figaro qui rappelle que "cet étudiant en sociologie, condamné pour avoir projeté d'assassiner un rabbin, ce qu'il nie, est emprisonné en Israël depuis 2005." Le Monde publie la même info, mais... se trompe de photo.
Fin de détention en vue pour Salah Hamouri. Mais le cas du jeune homme, qui n'a jamais fait les gros titres, contrairement à Gilad Shalit, comme nous le racontions ici, ne fait pas la Une. Au point que dans la brève annonçant la nouvelle, page 7, Le Monde s'est trompé dans la photo !
La ressemblance n'est pas frappante :
Renseignement pris auprès du service photo du Monde, le faux Salah Hamouri est en fait Christophe Bigot, l'ambassadeur de France en Israël.
"Mercredi soir, des sources officielles israéliennes ont annoncé la libération, dimanche, de Salah Hamouri,dans le cadre de l'accord ayant permis à la mi-octobre la libération de prisonniers palestiniens en échange de celle de Gilad Shalit", indique Le Figaro, qui rappelle les faits : "La vie de Salah bascule le 13 mars 2005, quand le jeune homme de 19 ans est arrêté sur la route de Ramallah par les forces de sécurité israéliennes après une dénonciation anonyme. Le jeune homme, qui a été vu passant dans la rue où vit le rabbin Obadia Yossef, un chef du Shass, parti religieux d'extrême droite israélien, est accusé d'avoir fomenté un complot pour l'assassiner." | Le Figaro 15 décembre 2011 |
"En avril 2008, il est finalement condamné par un tribunal militaire israélien à sept années de prison pour «complot et appartenance aux jeunesses du FPLP» après avoir plaidé coupable. Un compromis, décidé sur les conseils de son avocate, qui lui permet de voir sa peine réduite aux quatorze ans de détention dont il est menacé", ajoute Le Figaro. Le journal assure que "la France a demandé la libération de Salah à plusieurs reprises"...
... pourtant, comme nous le rappelions dans notre émission sur les cas Shalit et Hamouri, sa libération n'était pas vraiment une cause nationale.