Saboteurs de TGV (Les EChos/LIbération)
Gilles Klein - - 0 commentaires
Deux angles différents pour le traitement des sabotages des lignes TGV. Les Echos s'intéressent au "couple infernal" qui gère le réseau ferré français et à ses faiblesses.
"Le premier paie le second pour faire rouler ses trains, le second paie le premier pour entretenir les voies. Quand l'un accroît ses profits, l'autre creuse ses pertes... Dès l'origine, le tandem formé par la société de transport ferroviaire et le gestionnaire des rails était ubuesque. Onze ans plus tard, alors que les incidents des derniers jours mettent en lumière la fragilité du réseau, le couple infernal tente d'enterrer la hache de guerre." |
Libération préfère une lecture policière (titre et photo spectaculaire à l'appui en page 2) puis politique en émettant des hypothèses sur les motivations des présumés saboteurs et sur l'éventuelle utilisation de leurs actes par Nicolas Sarkozy, alors que l'on ne sait rien de précis, qu'ils n'ont rien avoué, et que Libération est donc obligé d'employer le conditionnel.
"L’ultra-gauche, si cette nébuleuse est bien derrière les sabotages des TGV comme le dit le gouvernement, déraille. On voit mal quelle cause aura avancé après ces actions contre cet instrument de transport pour des millions de Français, et outil de travail pour des milliers de cheminots. (...) Que les auteurs des sabotages n’aient pas anticipé l’exploitation de leurs actions par Nicolas Sarkozy montre tout autant leur myopie politique." écrit François Sergent dans son éditorial qui commence avec un "si" ... Libération du mercredi 12 novembre 2008 |
