Royal pleure, Le Figaro psychologise

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Ségolène Royal appellera-t-elle à voter pour Hollande, l'homme "qui l'a quittée", ou pour Aubry, celle qui "l'a trahie" ? Dilemme cornélien qui, quelques heures après que la candidate a fondu en larmes devant les caméras, a inspiré au Figaro.fr un décryptage, psycho-politique.

 

Et en fin de soirée, Ségolène Royal fondit en larmes. En répondant aux questions de BFM, l'ex-candidate de 2007, qui s'est déclarée très déçue par son score, n'a pu réprimer ses larmes.

La séquence a aussitôt fait le tour des sites de presse en ligne.

pictoVoici les images, qui ont fait le buzz

Au secours, les psys ! Au lendemain de cette lourde défaite de Ségolène Royal, le Figaro.fr fait appel à deux psychiatres pour expliquer la posture délicate dans laquelle se retrouve la socialiste. Exit l'angle politique ou le poids des sondages, place aux "blessures" de la "femme seule", qui a ému son propre camp hier soir, en versant des larmes de déception.

Alors, qui soutiendra-t-elle ? Que nous apprennent les spécialistes ?

Deux psys, deux mesures. Pour le premier, "statistiquement, une femme en voudra plus à celle qui lui a infligé une blessure narcissique dans le champ social qu'à l'homme associé à une rupture sentimentale". Pour le second, "la blessure narcissique conjugale a été tellement portée médiatiquement sur le devant de la scène qu'elle est aussi forte que la défaite politique".

En bref, on n'apprend pas grand chose, sinon que la femme publique est aussi et surtout une femme "en proie à une double blessure narcissique". Une femme avant tout, pourrait-on dire. Aurait-on écrit le même article sur un homme ?

(par Noëmie Le Goff)

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