Roms : Villepin se rebelle. "L'Auvergnat d'Hortefeux" le rejoint
La rédaction - - 0 commentaires"Quand il y en a un ça va, c'est quand il y en a plusieurs qu'il y a des problèmes". Les propos tenus par Brice Hortefeux en 2009 vis à vis d'Amine Benalia-Brouch, jeune militant UMP, avaient valu au ministre de l'intérieur une condamnation en juin 2010 pour injure à caractère racial.
Le Monde.fr révèle que Benalia-Brouch a décidé de quitter le parti présidentiel pour rejoindre le nouveau parti République solidaire de Dominique de Villepin. Coïncidence? Ce dernier publie, dans Le Monde, une tribune très critique à l'encontre de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy.
Benalia-Brouch justifie sa décision : "je ne suis plus d'accord avec la politique menée par Nicolas Sarkozy". "Cette orientation totale sur la sécurité fait qu'aujourd'hui, on mélange tout et on s'en prend par exemple à une origine, comme celle des Roms."
Son divorce avec le parti présidentiel s'est fait progressivement, du débat sur l'identité nationale auquel il s'est "farouchement opposé'" aux annonces sécuritaires plus récentes.
"Quand il y en a un seul, ça va" : la rencontre fracassante de Hortefeux et Amine Benalia-Brouch |
Le jeune militant annonce au Monde avoir rejoint le parti de Dominique de Villepin, "République solidaire". Il précise également que ce n'est pas Villepin qui est venu le chercher, mais que "c'est un choix personnel'.
Coïncidence ? L'ancien premier ministre, signe le même jour une tribune intitulée "Une tache de honte sur notre drapeau" dans Le Monde. "Il aura suffi d’un discours à Grenoble et d’un été, d’un seul été, pour que tout bascule, de la lutte contre l’insécurité à l’indignité nationale" lance d'emblée Villepin.
Face à cette "indignité", Villepin en appelle à la résistance : "se taire, c’est déjà être complice. Il appartient à chaque Française, à chaque Français, de réagir en conscience, quels que soient son âge et sa condition et où qu’il se trouve, à Paris ou en province, pour marquer à sa façon son refus de cette dérive inacceptable".
"il y a aujourd’hui un devoir à remplir pour tous les républicains de France, face à l’hydre qu’un président et ses courtisans voudraient réveiller au fond de chacun de nous, face à la tache qui menace de flétrir l’idée même que nous nous faisons de la France. Un devoir de refus. Un devoir de rassemblement" conclut Villepin.
@si a consacré un dossier à l'affaire Hortefeux-Amine, à consulter ici.
(Par Jean-Yves Alric)
