RFI, voix de "la Françafrique" ? (syndicats)

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Qui a eu droit à plus de temps d'antenne sur RFI pour ses obsèques que Jean-Paul II ou les écrivains Léopold Sedar Sengor et Aimé Césaire ? Omar Bongo

Qui a eu droit à plus de temps d'antenne sur RFI pour ses obsèques que Jean-Paul II ou les écrivains Léopold Sedar Sengor et Aimé Césaire ? Omar Bongo, le dirigeant du Gabon décédé le 8 juin. Selon un communiqué des syndicats de la radio internationale, relayé par Acrimed et le blog des salariés grévistes, la station a accordé hier "trois heures d'émission spéciale en direct aux obsèques d'Omar Bongo, après deux heures et demie de spéciale mardi dernier à l'annonce de son décès. Record battu!"

Les syndicats, qui luttent contre les quelque 206 licenciement prévus par la direction, lui attribuent une arrière-pensée : " Aucun auditeur n'a pu échapper à cette bongomania pour laquelle les deux antennes Afrique et Monde ont été réquisitionnées, alors même que les salariés étaient dans la rue et que la radio entrait dans sa sixième semaine de grève: comme si la direction voulait donner à Nicolas Sarkozy, présent à Libreville, l'illusion d'une antenne qui fonctionne normalement." Et de s'interroger sur le futur de RFI: "Après avoir refusé pendant des décennies d'être la voix de la France, acceptons-nous d'être aujourd'hui la voix de la Françafrique? Qu'avons-nous enterré ce mardi? Omar Bongo ou l'ambition d'une radio généraliste et universaliste qui parle au monde de la France et du monde ?"

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