RFI veut un "signe fort" de Mitterrand

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Les syndicats de Radio France Internationale – station qui connaît un mouvement de grève sans précédent – demandent au nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, de les recevoir et de leur adresser un "signe fort". "Il y a urgence", estime l'intersyndicale.

La lettre, envoyée aujourd'hui à Frédéric Mitterrand par les syndicats de RFI, rappelle l'objet des inquiétudes des grévistes : "RFI est entrée dans sa septième semaine de grève contre un plan de sauvegarde de l'emploi qui prévoit la suppression de 22% des effectifs (soit 206 postes sur un millier) et la fermeture de six rédactions en langues étrangères. (...) Les salariés sont aujourd'hui profondément déçus. Ils ont le sentiment de payer seuls la charge de réformes menées, à marche forcée, sans dialogue, sans prise en compte de la spécificité de l'entreprise."

Face à ce plan (suspendu depuis le 12 mai dernier par la cour d'appel, qui a estimé que la direction n'informait pas suffisament le comité d'entreprise), l'intersyndicale souhaite de la part du ministre "un signe fort", et ajoute : "Nous (vous) demandons avec passion de nous recevoir le plus rapidement possible. Il y a urgence."

Les grévistes de la station ont créé un blog pour détailler leur action et leurs revendications : "RFI Riposte".

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