Retraites : l'Elysée adoucit une interview de Woerth
La rédaction - - 0 commentairesC’est un secret de Polichinelle: "Les entretiens, avec un ministre, une personnalité, sont relus (…) Et parfois réécrits (…) Parfois, il s'agit de modifier, carrément, des propos tenus", prévient ce matin sur
France Inter Philippe Lefébure. Toutefois, il est rare d’avoir la chance de comparer les deux versions, comme l’a fait le journaliste pour l'interview d'Eric Woerth, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, dont la version publiée ce matin est relativement adoucie, en comparaison de la version envoyée lundi soir aux agences de presse (disponible sur le site Internet du Point)
Relevons une des modifications qui donne un indice sur leur provenance. Philippe Lefébure remarque: "Dans la première version, Eric Woerth explique que "le gouvernement est prêt à augmenter le nombre de personnes handicapées pouvant bénéficier d'une préretraite".(…) Dans la version finale -petit détail-, ça donne "le Président de la République souhaite augmenter le nombre d'handicapés... "On peut en déduire, que c'est, donc, à l'Elysée que le texte a été relu." Une réécriture par l'Elysée qui adoucit fortement les propos du ministre, jusque dans le rappel de la position officielle du gouvernement: "les bornes d'âges (le passage de 60 à 62 ans, et de 65 à 67 ans)... les bornes d'âges sont essentielles à l'équilibre [de la réforme]", dit Eric Woerth, ce matin. Hier soir, il disait encore "elles sont non négociables!", rapporte le chroniqueur
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(par Nicolas de Saint Meleuc)
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