Régime spéciaux : réforme peu rentable ? (Monde)

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Une des premières réformes emblématiques de Nicolas Sarkozy pourrait bien avoir beaucoup moins d'impact que prévu.

Une des premières réformes emblématiques de Nicolas Sarkozy pourrait bien avoir beaucoup moins d'impact que prévu. Selon  un rapport parlementaire du sénateur UMP d'Indre-et-Loire Dominique Leclerc, relayé par Le Monde, les "gains" qui devaient résulter de la réforme des régimes spéciaux de retraite de la RATP et de la SNCF "pourraient, à terme, s'avérer beaucoup plus faibles pour la collectivité que ce que les prévisions initiales, particulièrement optimistes, ne le laissaient à penser". Engagée dès septembre 2007, et réellement mise en œuvre en juillet 2008, la réforme était censée rapporter, selon le gouvernement, 500 millions d'euros d'économies cumulées en 2012. Or, relève Le Monde, "la caisse de retraite de la SNCF avance le chiffre de 282 millions d'euros et celle de la RATP parle de 8 millions d'euros" d'économies.

La réforme visait à aligner progressivement le régime de retraite de la RATP et de la SNCF sur celui des fonctionnaires, qui passeront donc de 37,5 à 41 années de cotisations d'ici 2016. Mais, souligne le quotidien, "les deux entreprises ont négocié des mesures sociales d'accompagnement, comme la création d'échelons d'ancienneté supplémentaires, le déblocage de la grille des salaires, la possibilité de rachat d'années d'études, la suppression de la condition d'âge pour l'affiliation au régime spécial. Leur coût a, d'emblée, été un sujet de friction entre le gouvernement et une partie de la majorité qui jugeait l'addition trop salée".

On n'entend plus Nicolas Sarkozy sur le sujet, mais il s'était personnellement engagé à plein pour vanter la réforme qu'il souhaitait. Quitte à faire des gaffes, comme nous le racontions ici.

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