Redevance : Copé battu ?
La rédaction - - 0 commentairesLes négociations s'annoncent serrées. Le 28 janvier, députés et sénateurs vont se retrouver en commission mixte paritaire pour tenter de se mettre d'accord sur une version définitive du texte sur la réforme de l'audiovisuel.
Jusque-là, l'assemblée nationale et le Sénat n'ont pas réussi à accorder leurs violons. Les sénateurs, parmi lesquels de nombreux UMP, ont voté une augmentation de la redevance de 116 à 120 euros. Mais les troupes de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, ne veulent pas entendre parler d'une augmentation autre que liée à l'indexation sur l'inflation, qui ferait passer la redevance de 116 à 118 euros.
Problème : au sein de la commission paritaire, comme le fait remarquer Emmanuel Berretta sur Lepoint.fr, l'opinion de Copé est loin d'être majoritaire. "ll ne pourra
compter que sur 4 voix sur 14 : la sienne, et celle des trois autres
députés UMP (Michel Herbillon, Patrice Martin-Lalande et Christian
Kert). Contre lui, il trouvera une alliance large : trois députés
socialistes pro-redevance (Patrick Bloche, Michel Françaix, Didier
Mathus), deux sénateurs socialistes (David Assouline et Serge
Lagauche), une sénatrice centriste (Catherine Morin-Desailly) et enfin
trois sénateurs UMP (Jacques Legendre, Michel Thiollière, Catherine
Dumas)."
Selon le journaliste, Copé compterait sur Sarkozy pour "rallier
les sénateurs UMP en négociant d'autres concessions". Mais attention, prévient Berretta : "quand bien même y
parviendrait-il, il manquerait encore une voix pour faire basculer la
majorité au sein de la Commission mixte paritaire. Tous les regards se
tournent vers Bruno Retailleau, le sénateur non inscrit, qui depuis
quelques heures fait l'objet de toutes les convoitises..."
Et qui, comme par hasard, avait été évoqué pour succéder à Eric Besson au poste de secrétaire d'Etat à l'économie numérique...