Radio privée au Maroc (Libération)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Libération a interrogé aujourd'hui le fondateur de la première radio privée du pays : "Née en 2006, Hit Radio est issue de la première réforme de l’audiovisuel marocain. Cette station musicale basée à Rabat, qui vise un public jeune à travers sa programmation, ses infos et l’interactivité de certaines tranches, dispose aujourd’hui de 74 fréquences dans le pays."

"Fin 1992, j'ai fait ma première demande auprès des autorités. (...) J’écrivais tous les trois mois à plusieurs ministères. Mais il a fallu attendre l’avènement du nouveau roi, en 1999, pour enclencher les réformes." Hit radio a débuté en 2006.

"En novembre 2007, une jeune fille avait raconté son viol à l’antenne. Beaucoup d’auditeurs avaient témoigné ensuite, notamment un jeune homme qui s’était fait violer par un ami après une fête alcoolisée. Dans la même émission, on touchait à trop de tabous pour le Maroc : sexualité, viol, alcool, homosexualité… Dès le lendemain, ça faisait les gros titres de la presse arabophone conservatrice, tels le tabloïd populiste Al-Massaeet le journal Attajdid [proche du parti islamiste marocain, le PJD, ndlr]. Pour eux, en incitant les gens à témoigner, on banalisait le viol. Ça a tellement fait polémique que c’est remonté jusqu’au Parlement, et la Haca [Haute Autorité de la communication audiovisuelle, ndlr] nous a infligé une amende de 10 000 euros."

"Les médias audiovisuels n’ont pas de marquage politique ou religieux. On est tous monarchistes, on est tous musulmans ! Il y a trois grandes lignes rouges au Maroc, infranchissables : la monarchie, l’islam, et l’intégrité territoriale. Ces trois conditions sont, de toute façon, très en phase avec les Marocains."

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