Radio numérique : "discrimination" du CSA ? (NextradioTV)
La rédaction - - 0 commentairesPas content, Alain Weill. Le patron du groupe NextRadioTV,
qui détient RMC, BFM et BFM TV, n'a pas apprécié les choix du CSA sur
l'attribution de fréquences pour la future radio numérique terrestre, qui
devrait se lancer avant la fin de
l'année.
Pas content, Alain Weill. Le patron du groupe NextRadioTV,
qui détient RMC, BFM et BFM TV, n'a pas apprécié les choix du CSA sur
l'attribution de fréquences pour la future radio numérique terrestre, qui
devrait se lancer avant la fin de
l'année.
Mardi, 160 autorisations de diffusion ont été accordées pour
Paris, Marseille et Nice. Les radios disposant déjà d'une fréquence FM étaient
prioritaires, mais trois nouvelles antennes ont été validées par le CSA : LCI
Radio (groupe TF1), RTL L'Equipe (Bertelsmann) et Europe 1 Sport (Lagardère).
"C'est avec stupéfaction que NextRadioTV a constaté
que (...)le CSA a repoussé les nouveaux projets de radio numérique du groupe:
RMC Sport et BFM Bourse", dénonce le groupe dans un communiqué. La
décision du CSA serait "incompréhensible et discriminatoire car dans le
même temps, les groupes Bertelsmann et Lagardère Active, qui possèdent déjà
trois réseaux couvrant tout le territoire, et TF1, se voient attribuer chacun
une fréquence".
Le groupe de Weill juge que "ces trois radios sont
de fait des armes de guerre pour affaiblir RMC et BFM" et en appelle au
"pluralisme" pour demander au CSA de réexaminer sa décision. "qui
porte en elle des effets dévastateurs pour l'équilibre du paysage radiophonique
en France".
Ce n'est pas la première fois que le groupe audiovisuel demande au CSA de
respecter "l'égalité" entre concurrents. Le 23 avril, le
Conseil lui avait demandé à RMC de renoncer à des publicités en faveur de sites
de paris en ligne, et à une nouvelle émission consacrée aux pronostics sportifs
"en partenariat avec le site de jeux et de paris en ligne Unibet".
Or, le CSA rappelait que la pub en faveur de ces activités est interdite jusqu'au
1er janvier 2010, date à laquelle la Française des jeux et le PMU perdront leur
monopole. RMC avait déjà demandé que tous les médias soient "traités
sur un pied d'égalité", en soulignant que "la publicité en faveur
des jeux en ligne autres que ceux organisés par l'Etat français fleurit sur
Internet".