Radio France : l'Elysée proposera Jean-Luc Hees (Le Monde)
La rédaction - - 0 commentairesAprès les diverses rumeurs (Laurent Joffrin, Bruno Patino...), le remplaçant de Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France semble enfin avoir été désigné par l'Elysée.
Après les diverses rumeurs (Laurent Joffrin, Bruno Patino...), le remplaçant de Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France semble enfin avoir été désigné par
l'Elysée.
Hier, Emmanuel Beretta, journaliste média du Point,
indiquait sur le
site du magazine que "Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste
Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France" pour
remplacer Cluzel, dont le mandat s'achève en mai. Dans son édition d'aujourd'hui,
Le Monde indique que l'information lui a été confirmée par l'Elysée et
que Hees "a accepté" le poste. "A l'Elysée, on qualifie M. Hees de professionnel «au-dessus
de tout soupçon», écrit le quotidien.«Jean-Luc Hees a une
bonne image», affirme un conseiller de Nicolas Sarkozy. «Sa
nomination couperait court à toutes les critiques. C'est un type incontestable
qui avait été viré », poursuit un second."
Jean-Luc Hees, 57 ans, anime actuellement une émission sur Radio
Classique, qui appartient à Bernard Arnault, dirigeant de LVMH et ami de Nicolas Sarkozy. Il a été longuement correspondant de France Inter à Washington,
puis a dirigé la station de 1997 à 2004. Le choix de ce candidat est cruel pour
Cluzel, puisque c'est lui qui l'avait écarté de la direction de France Inter en
2004.
Comme l'écrit Le Monde, "pour être nommé, M. Hees devra
passer plusieurs obstacles, comme le prévoit la nouvelle loi sur l'audiovisuel
public. Il sera d'abord entendu par le Conseil supérieur de l'audiovisuel
(CSA), auquel il présentera un projet pour Radio France. Les Sages voteront
ensuite à bulletin secret à la majorité simple sur sa candidature. Si le vote
est négatif, M. Hees n'aura aucun recours et M. Sarkozy devra proposer un autre
candidat. Si le CSA approuve la candidature de M. Hees, celui-ci sera ensuite
auditionné par chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et
du Sénat qui délibéreront et procéderont à un vote. Si aucune majorité
qualifiée (trois cinquièmes) ne s'oppose à sa nomination, il sera alors nommé."