Pulvar, "indignations sélectives" ? ( Acrimed)
La rédaction - - 0 commentairesPour le site de critique des médias, Acrimed, Audrey Pulvar ne serait pas toujours impartiale dans ses interviews.
Le site pointe un entretien de la journaliste de France Inter avec Laurent Jourdas, délégué du syndicat du Livre CGT, le 17 décembre, qui s'apparentait, selon Acrimed, à un "sermon". Jourdas menait alors une grève contre une réorganisation à la SPPS (Société Presse Paris Service), filiale de Presstalis, qui distribue les titres de presse en Île-de-France.
Acrimed pointe une volonté de "culpabiliser" l'interviewé, en évoquant " les kiosquiers qui souffrent depuis quinze jours" .
Enfin, Acrimed pointe une question de Pulvar sur le salaire d'un ouvrier du livre. "On nous parle d’un salaire moyen de 4000 à 5000 € par mois sur quatorze mois, de trente-deux heures hebdomadaires et dix semaines de congés payés. Est-ce que ces chiffres-là sont exacts?" Jourdas rectifie, annonçant que le salaire mensuel de l'entreprise se monte à 2500 euros par mois, sur quatorze mois : "j’invite tous ceux qui annoncent ce genre de choses de me faire le chèque de la différence."
Le site signale une autre interview par Pulvar, la veille, de Christine Ockrent, dans laquelle Pulvar semble moins pugnace, laissant sa consoeur s'exprimer sans être coupée. "Cette fois-ci, d’ailleurs, Audrey Pulvar "oublia" de demander le montant de son salaire à Christine Ockrent… Un salaire de 315000 € par an, et donc plus élevé (mais si peu) que celui "de la moyenne des Français". Oubli? On rappellera tout de même qu’Ockrent s’était montrée prompte à apporter son soutien à Audrey Pulvar lorsque l’émission de cette dernière avait été suspendue sur i-Télé."
Pulvar souligne toutefois elle-même, au cours de l'interview, sa difficulté à interviewer Ockrent : "c'est difficile d'interviewer une journaliste, elle se comporte comme un homme ou une femme politique, ne se laissant pas interrompre", lance-t-elle.
Voici les deux interviews, pour comparaison :