Pourquoi les médias ne donnent-ils pas plus la parole aux enfants ?

Adèle Pétret - - (In)visibilités - 5 commentaires

A l’exception de la presse spécialisée qui s’adresse directement à eux, les enfants sont encore largement absents dans les médias généralistes français, rarement invités à témoigner des faits qui les concernent quand ce n’est pas un sujet "feel good", ou un fait divers dont ils sont victimes. Une absence qui s’explique par certaines contraintes liées aux recueil de leur parole, mais aussi par le regard que la société et que les journalistes portent sur eux.

A l'occasion de la parution de l'enquête de la Fondation pour l'enfance, vendredi 17 avril, Libération a consacré quatre pages et sa Une aux violences éducatives ordinaires. Titre : "Je lui ai donné une gifle et j'ai eu honte". Quatre pages, avec des témoignages saisissants de parents regrettant d'avoir eu recours à ces violences pourtant interdites depuis 2019, mais… aucune parole d'enfant. "Je crois qu'on n'y a même pas pensé, en tout cas on n'en a pas parlé, reconnaît Elsa Maudet, cheffe adjointe du service société du journal en écarquillant les yeux. C'est vrai qu'on aurait pu aller poser la question à des enfants dans la rue… Leur demander ce que ça leur fait quand leurs parents leur crient dessus, leur donnent une fessée…"

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