Polanski "soutenu" par Sarkozy (presse nationale)
Gilles Klein - - 0 commentaires"Mathilde Seigner, la soeur d’Emmanuelle Seigner, épouse du cinéaste incarcéré en Suisse" répond au Parisien après l'annonce de la libération du cinéaste Roman Polansi.
"Je pense que la presse a parlé en termes très violents des faits dont il était accusé. Et du coup, l’opinion publique s’est retournée contre lui et a considéré que c’était un violeur. Ces derniers temps, on assistait à un nouveau revirement de l’opinion publique en sa faveur. On dit que, durant ces deux derniers mois, le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy ont manifesté souvent leur soutien à Emmanuelle… Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est grâce au président que Roman a été libéré. Mais il a été super. Et il l’a beaucoup soutenu. Le président a été très efficace." Le Parisien jeudi 26 novembre 2009 ![]() |
L'éditorial de Laurent Joffrin "parle de droit moral à l'oubli" "La sagesse finit par prévaloir. En stricte légalité, mais avec un sens opportun de l’équilibre, la justice suisse a décidé de libérer Roman Polanski sous caution. S’agit-il d’un privilège, lié à son métier et à sa notoriété, qui le placerait hors du sort commun des justiciables et, pour ainsi dire, au-dessus des lois ? En toute honnêteté, non. Le metteur en scène est un citoyen comme un autre ; il ne peut prétendre à une indulgence particulière. Mais chacun voit bien qu’il ne représente aucun danger pour la société, et ce depuis longtemps. Sa victime a demandé plusieurs fois à tourner la page. Aussi graves que soient les faits d’origine – un viol requalifié en détournement de mineure –, l’esprit des lois, dans la plupart des nations civilisées, confère à ce type de prévenu un droit moral à l’oubli qui dérive de la longueur du temps écoulé (en l’occurrence trois décennies)." Libération jeudi 26 novembre 2009 ![]() |
Le Figaro résume l'affaire de manière très factuelle sans commentaire, ni angle particulier Le Figaro jeudi 26 novembre 2009 |
Un élément pour notre dossier Polanski, un prévenu ordinaire ?

