Pérol : l'autruche Fouquet (blog Le Monde)
Gilles Klein - - 0 commentairesFrédéric Lemaître, un des rédacteurs en chef du Monde, revient, sur son blog, sur la lettre du président de la “commission de déontologie de la fonction publique” concernant "la nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée à la tête de banques dont il organise la fusion".
Frédéric Lemaître, un des rédacteurs en chef du Monde, revient, sur son blog, sur la lettre du président de la “commission de déontologie de la fonction publique” concernant "la nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée à la tête de banques dont il organise la fusion".
Le billet de notre confrère est illustré d'une photo d'autruche, un animal connu pour cacher sa tête dans le sable, allusion à la position du président de la commission, Nicolas Fouquet, qui écrit qu'il ne voit rien de gênant dans cette nomination : "Pour en arriver là, il fait une démonstration en trois points (on n’est pas membre du conseil d’Etat pour rien)" explique Lemaître.
1 "«Il est interdit à un agent public de rejoindre une entreprise privée lorsque ses fonctions publiques effectivement exercées a cours des trois dernières années précédant son départ l’ont conduit (…) à proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise ou formulé un avis sur de telles décisions». Sachant que c’est dans le bureau de François Pérol qu’a été négociée la fusion entre les Caisses d’épargne et les banques populaires, la conclusion devrait s’imposer." 2 "«La commission tient nécessairement compte (…) du caractère particulier
des fonctions exercées par les membres des cabinets ministériels qui, à
la différence des fonctionnaires en poste dans les services, n’ont pas
le plus souvent de pouvoirs propres ou délégués.» (...) Nous voilà rassurés: François Pérol n’avait pas de pouvoir ! Tout n’était qu’illusion !" | Le blog de Frédéric Lemaître |
A noter que Le Monde publie des extraits d'un courriel de Fouquetaux membres de la commission, courriel tout aussi contourné que la lettre à l'Elysée, et dans lequel Fouquet "se démarque" de l'Elysée, estime Le Monde dans son titre.