Peillon : prémédité, vraiment ?

Gilles Klein - - 0 commentaires

Vincent Peillon avait-il tout prévu ? L'annulation, à la dernière minute, de sa venue à l'émission

 
À Vous de Juger sur France 2 hier soir, en présence d'Éric Besson et de Marine Le Pen, était-elle préparée ?

En plein débat, Arlette Chabot apprend par son oreillette que Vincent Peillon ne viendra pas débattre
et l'annonce en direct. Dans un communiqué, Peillon condamne un débat qu'il juge "indigne" et "inacceptable" et demande la démission de la présentatrice.

France Info diffusait ce matin les propos que Vincent Peillon a tenu sur Radio Classique hier matin. On sent l'embarras lorsque Guillaume Durand demande au député européen, avec insistance, s'il a l'intention de se rendre sur le plateau d'Arlette Chabot.

Le passage troublant, à partir de 3 min 30 picto

Peillon répond à Guillaume Durand : "Mettre en début de soirée un débat entre la droite et l'extrême droite, [...] c'est assez curieux et c'est assez nouveau. [...] Mais j'y vais pour dire ce que j'ai à dire". Et Guy Birembaum s'interroge, sur Lepost.fr : "Vincent Peillon... est il un excellent bluffeur ? Ou un dégonflé ?"


LePoint.fr explique que "jeudi matin encore, vers 11 heures, à quelques heures du débat, Arlette Chabot verrouille les derniers détails en passant 30 minutes au téléphone avec Peillon". Mais sur France Info ce matin, Peillon affirme qu'il avait prévenu Martine Aubry 48h avant le débat de sa décision d'annuler. Pourquoi alors donner cette interview sur Radio Classique le matin même, dans laquelle il confirme qu'il va se rendre à l'émission, s'il déjà prévu de ne pas s'y rendre ?

Interrogé par France Info vendredi matin, Arlette Chabot explique la manoeuvre de Peillon : "Il a fait cette démarche de façon qu'aucun autre socialiste ne puisse venir débattre dans cette émission, je ne trouve pas que c'est la démocratie, il a le droit de contester une émission. [...] La liberté c'est de laisser les autres venir s'ils avaient envie de dire à Besson quelques vérités socialistes". Un coup médiatique donc : "c'était préparé avec quelques-uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un peu scandale" affirme le député européen au site Rue89. Dans quel but ?

L'épisode peut rappeler ses propos sur la "psychiatrie lourde" de Ségolène Royal. L'occasion de revoir notre émission.

(Avec Colin Bertier)

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