Orelsan contre la liberté d'expression ?
La rédaction - - 0 commentairesPour Rue89, "le rappeur Orelsan en veut à son tour à la liberté d'expression". Le chanteur, qui avait provoqué la polémique avec une chanson intitulée "Sale pute", a chargé son avocat de demander réparation à quatre associations dont les militants s'en seraient pris physiquement à des fans d'Orelsan, ainsi qu'à un employé d'un salle de concert accueillant le rappeur.
Pour Rue89, "le rappeur Orelsan en veut à son tour à la liberté d'expression". Le chanteur, qui avait provoqué la polémique avec une chanson intitulée "Sale pute", a chargé son avocat de demander réparation à quatre associations dont les militants s'en seraient pris physiquement à des fans d'Orelsan, ainsi qu'à un employé d'un salle de concert accueillant le rappeur. Ces faits se seraient déroulés à la MJC de Cleunay à Rennes, où les associations avaient appelé à un sit-in pour empêcher la tenue du concert. |
Dans une lettre envoyée aux associations (parmi lesquelles Mix-Cités, le Planning famillial, ou encore Pulsart, collectif d'artistes de Montreuil, en Seine-Saint-Denis), l'avocat du chanteur affirme qu' "un des employés de la salle de concert a été mordu par une manifestante." Il continue : "Ces agissements violents et qui constituent de graves atteintes à de nombreuses libertés individuelles, ont généré un préjudice considérable pour mon client, dont je vous indique dès à présent qu'il se réserve le droit de demander réparation." Il ajoute : "Je vous mets donc en demeure d'interrompre immédiatement toutes vos actions de nature à porter atteinte au bon déroulement de la carrière d'Orelsan, étant précisé que j'ai reçu instruction de saisir toute juridiction propre à assurer la sauvegarde des droits de mon client."
Une phrase que Rue89 interprète comme une rupture avec la ligne tenue jusqu'ici par les défenseurs du rappeur : celle de la liberté d'expression. L'article estime que l'avocat souhaite par cette lettre "interdire à des associations de protester contre la programmation d'un artiste, voire d'imprimer des tracts". Les Verts ont réagi dans le même sens en estimant que "Chacun doit être cohérent: on ne peut, pour soi-même, exiger le droit de s'exprimer en toute liberté et, ensuite, interdire aux autres de parler."
Mais la lettre de l'avocat ne précise pas s'il entend également empêcher les associations de distribuer leurs tracts.
Les médias se sont-ils laissés prendre au piège de la polémique sur Orelsan ? Tentative de réponse dans notre émission Ligne j@une , animée par Guy Birenbaum.