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  • nathaliep75 27 novembre 2011 à 18:37
    c'est fou, maintenant le nom du présumé meurtrier circule sur Internet ... à quoi cela va-t-il conduire pour ses proches et notamment pour ses soeurs

  • Elihah 24 novembre 2011 à 19:06
    dessin

    "Combien de violences dont on ne dit pas le nom: «SEXISTES» ! qui ne font pas la «Une» mais qui blessent et tuent spécifiquement des filles ou des femmes, parce qu’elles sont des filles ou des femmes, ici ou ailleurs.
    Elle demande : "Combien de temps faudra-t-il, après l’assassinat d’une personne de sexe féminin par une personne de sexe masculin, pour intégrer dans le champ de la réflexion qu’il se peut que nous ayons affaire à un mécanisme ?""

  • Mlemaudit 24 novembre 2011 à 16:32
    il est vraiment scandaleux que tous ces journaux fassent du fric sur des viols et des meurtres qui sont parfaitement bénévoles!!!

  • conardhino 24 novembre 2011 à 12:52
    Je regrette de ne pas avoir appris le droit, lorsque je vois des journalistes qui viennent piller l'intimité de familles sous le choc afin de faire du deuil un spectacle qui précède le prime-time.
    Ou lorsque je vois les politiques tels que Sarkozy qui plus souvent qu'à son tour a souhaité exacerber l'émotion d'un peuple dont il se fout afin de lui faire oublier qu'il ne s'occupe pas de ses intérêts.

    Je me demande si cela ne serait pas qualifiable en abus de faiblesse. User de la détresse d'une famille pour qu'elle devienne un moyen de servir ses intérêts, qu'il soient financiers pour un JT ou bien politiques pour les politiques qui utilisent les tragédies comme des preuves qui étoffent leur discours sécuritaires ne relèvent ils pas du droit pénal ?

    Personnellement, je n'aime pas la judiciarisation du débat publique et la criminalisation des propos quels qu'ils soient. Je n'aime pas la judiciarisation des propos racistes ou homophobes car mêmes si ces propos sont prononcés par des porcs, il faut mieux y faire face et les réfuter sur pièces plutôt que laisser la haine moisir sous le tapis. Car accepter ce principe ouvre ainsi la porte à la judiciarisation de l'opinion.

    Parler d'un fait divers ne me choque pas en soi,on peut le faire avec du recul et de la dignité, mais venir monétiser l'image d'un deuil n'est pas une opinion, c'est l'exploitation de la misère humaine sous une de ses formes les plus tragique, c'est une dérive dangereuse de la société moderne.
    Et si je doute très sincèrement du bien fondé de la judiciarisation de ce genre d'actes, il me plairait de voir le cul du nain sur le banc des accusés.

  • emilie bouyer 24 novembre 2011 à 12:04
    Les medias ont fait preuve d'indécence et ce n'est pas la première fois.

  • Anthony 24 novembre 2011 à 11:54
    A ce sujet, et concernant la présomption d’innocence, les médias font des exploits sémantiques assez "burlesques" :

    Titre du Midi Libre :

    "L’avocate de la jeune fille violée en 2010 par le tueur présumé d'Agnès parle pour la première fois"


    La présomption d’innocence est respectée pour l'affaire en cours (tueur présumé)... mais pas pour la première affaire de 2010 (qui rappelons le n'a pas été jugée).

    Dur dur le journalisme sensationnaliste...

  • ramon 4 24 novembre 2011 à 11:35
    Le blog d'Apathie.

    "Mettre l'accent sur le côté...", je comprends ce que ça veut dire.

    Mais "mettre l'absent sur le côté...", ça signifie quoi ?

  • Sébastien Picaud 24 novembre 2011 à 11:17
    Ils y sont peut-être allé plus fort que d'habitude, mais ces faits divers qui cachent des événements plus importants (plusieurs morts sur la place Tahir...) ou des sujets qui fâchent (jours de carence...), c'est quelque chose de récurrent. Et à chaque fois (et cette fois-ci plus encore), ça m'énerve au plus haut point.
    On donne la parole à la famille, aux amis ou voisins de la victime, qui évidemment disent à quel point ils sont bouleversés, et témoignent de leur colère envers le criminel et le système qui a permis ça (ex: le directeur accusé de complicité d'assassinat par une personne de la famille ; on lui pardonne bien sûr car c'est sous le coup de l'émotion et de la colère, mais "assassinat" me semble complètement déplacé, car ça sous-entend une préméditation).
    On ressort le "débat" sur la peine de mort (alors qu'ici, même si la peine de mort n'avait pas été abolie, je ne suis pas sûr que le criminel, mineur, aurait été concerné).
    Et on reparle surtout de la RECIDIVE. "Comment a-t-on pu laisser un tel homme dangereux en liberté ?!" Certes, on peut se poser la question : un violeur dans un pensionnat mixte... Mais cette question de la récidive, on la retrouve à chaque fois ou presque, car, à chaque fois ou presque, le criminel a des antécédents (viol...). Et c'est l'occasion d'accuser la justice ou les psychiatre qui ne font pas leur boulot. Certes, mais tous les violeurs, loin de là, ne finissent pas par tuer une jeune fille ou un enfant, et un psychiatre n'est pas Madame Soleil, il évalue à un temps donné le profil d'une personne en fonction des éléments qu'il a et de ses antécédents, mais ne peut pas prédire l'avenir, ni percevoir toujours, dans ces antécédents, que l'individu va aller plus loin (comme si tout était déjà écrit...).
    Bref, on relance toujours et toujours le débat sur la récidive, puis le gouvernement court derrière, et, comme le montre un article de Rue89 (http://www.rue89.com/2009/03/20/methode-sarkozy-un-fait-divers-une-loi), adopte le principe : un fait divers, une loi. Sauf que, dans aucun sujet, et c'est ce qui m'énerve le plus, je n'ai pu avoir ce qui me semble pourtant un élément indispensable pour ce débat : les chiffres, les statistiques. Combien de personnes condamnées pour viol violent à nouveau une fois leur peine purgée ? Combien de personnes condamnées pour viol ou agression sexuelles vont jusqu'au meurtre par la suite ? Si c'est 0.001%, il n'y a pas de quoi changer le système. Si c'est 10%, il faut vraiment améliorer ça. SI c'est 50%, c'est le système est vraiment à revoir... Mais étonnamment, alors qu'on nous rabat les oreilles avec la récidive, on n'entend jamais ces chiffres-là. Existent-ils, d'ailleurs ?

    Mais non, on reste au fait divers, à l'émotion, et on oublie de rappeler à quel point les médias focalisent sur les choses les plus sordides. Non, tous les violeurs ne deviennent pas assassins. Mais oui, la plupart des violeurs assassins se retrouvent dans les médias. D'ailleurs, avec tous les criminels, tueurs en série, violeurs, délinquants, etc... qu'on voit à la télé, si le monde ressemblait à ce qu'on y voit, je n'oserais plus sortir de chez moi.

    Le traitement des faits-divers sordides et la sempiternelle question bâclée de la récidive méritent plus qu'un article d'@SI. Ca mériterait au moins toute une émission. Voire aussi une émission de "D@ns le texte" ou "D@ans le film", car autant les faits divers m'horripilent dans les JT et chaînes d'information, autant je trouve que c'est du domaine, plus fin, plus mâché, plus construit, du roman ou du film ("L'adversaire", "Les blessures assassines", Dostoïevski...).

  • mollows 24 novembre 2011 à 11:11
    Cité par Cohen sur France inter en début de semaine (dans son billet d'avant l'édito de Th. Legrand) et pointant la surenchère politique (plus que médiatique) :

    (blog de Mucchielli sur lemonde.fr) : Mort d’Agnès : combien de cas similaires chaque année ?
    http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/11/21/mort-dagnes-combien-de-cas-similaires-chaque-annee/

    Cohen évoquait également l'édito d'Yves Thréard, pointant notamment l'illusion d'une sécurité absolue (je fais de mémoire).

  • asinus erectus 24 novembre 2011 à 10:51
    Scène 5: ARNOLPHE, LE CHAT


    ARNOLPHE
    La promenade est belle.

    LE CHAT
    Fort belle.

    ARNOLPHE
    Le beau jour!

    LE CHAT
    Fort beau.

    ARNOLPHE
    Quelle nouvelle?

    LE CHAT
    La petite Agnès est morte.

  • asinus erectus 24 novembre 2011 à 10:47
    .

  • sebastien T. 24 novembre 2011 à 10:40
    Pour les journalistes, c'est du bonheur les 3 à 4 meurtres par an de mineure par un mineur aprés viol. Par contre, les femmes battus, violée mineures ou non, la violence tranquille etc c'est pas vendeur.

    La hiérarchie de l'information spectacle n'a t'elle pas été respecté? un fait exceptionnel considéré comme ne résultant qu'une d'une imperfection de notre système. Bien sur qu'un certain nombre de question sont posé, et doivent trouver des réponses.

    Mais combien de temps, si la mesure de garder un suspect en attente de jugement en centre éducatif fermé soit cassée juridiquement? Plus d'un an après son premier acte, 4 mois de prison préventive, et toujours pas de jugement? Pas sur que le problème soit la préventive.

    Mettre au courant l'équipe éducative? Oui, sauf qu'étant humain, ils diront sous le sceau de la confidentialité a autrui ce qu'ils auraient du garder pour eux. Pour les représentant de parent d'élèves, qui pourraient garder le silence? Autant dire publiquement que tout suspect n'a plus sa place en liberté, on gagnera du temps.

    Et l'on peut multiplier longtemps les interrogations, mais du coup, actuellement, la prise de décisions c'est du flan, qui ne mènera nul part, n’empêchera rien, et des mineures violées puis tuées y compris par des récidivistes, ça va continuer un moment. Quand à mettre sereinement, autant que faire ce peut, l'organisation de la chaine judiciaire depuis le policier jusqu’à la réinsertion, faut pas y compter.

    Et au final, l'émotion ça occupe effectivement sans se casser le cul, 10 bonne minute par JT, deux à trois pages par journaux.
    Quand aux familles, des victimes passées et à venir, elle ne servent au mieux que de totem pendant un temps aux politiques.

  • jean-bernard 24 novembre 2011 à 04:01
    ET @SI qui en remet une louche

    'j'ai pas lu' j'ai la gerbe de toute cette presse moutonne

  • Winston Smith : misanthrope 23 novembre 2011 à 23:20
    au risque de faire un hors sujet, c'est moi ou il y a une étrange loi des séries ??

    l'année 2011 marque une double série

    d'abord pour le GARD dont on n'aura jamais autant parlé au niveau national

    Gazage d'Anduze
    Classement au patrimoine de l'UNESCO des Cévennes
    rassemblement européen anti gaz de schistes à Lézan
    Visite de Sarkozy au musée du désert de Mialet et à Alès
    Françoise Larribe otage au Niger et habitante de Mialet libérée
    explosion sur le site nucléaire de Marcoule
    meurtre d'Océane à Bellegarde
    le meurtrier d'Agnès : les JT se sont même rendus dans ce mystérieux village du Gard où vivait Matthieu auparavant

    mais aussi pour les profs avec pas mal d'inédits :

    un gamin retrouvé pendu dans le couloir de son école à un porte manteau parce que la maitresse lui avait dit de rejoindre les manteaux puisque eux non plus ne travaillent pas
    des profs qui se déshabillent dans un calendrier et lors d'une manifestation à Paris
    auto - immolation d'une prof de maths à Béziers
    un prof de SVT qui découpe une fliquette au sabre japonais dans une préfecture
    le prix goncourt attribué à un professeur de SVT
    le meurtrier d'Agnès : un fils de prof

  • Goldy 23 novembre 2011 à 23:03
    Journaliste télé = pornographe émotionnel.

  • Yanne 23 novembre 2011 à 22:01
    Déjà que cette histoire est horrible, alors l'hystériser comme cela, ça doit être encore pire pour les proches.

  • constant gardener 23 novembre 2011 à 21:56
    absence de casier du présumé coupable .
    Il n'y a pas de guillemets dans le texte. Je suppose donc que le susdit "présumé coupable" a été écrit par "la rédaction d'ASI". Qui est donc contaminée par le maljournalisme (copyright Eolas) de ses confrères : il n'y a pas de "présumé coupable", il y a - en droit - un "présumé innocent" (tant qu'il n'a pas été jugé coupable).
    Ce qui n'empêche pas qu'il est suspecté ou accusé par la police, la justice, les témoins éventuellement.
    Ce n'est pourtant pas compliqué.

  • Compte supprimé à la demande de l'utilisateur 23 novembre 2011 à 21:29

    Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

  • Anthony34 23 novembre 2011 à 20:58
    Aucun rapport avec le sujet de l'article, mais depuis quand Power Point est un nom commun ? ("à l'aide d'un power point qui déroule en direct")
    Vous dites "je vais écrire un Word" au lieu de "je vais écrire un texte" ? "Je t'envoie un Thunderbird" au lieu de "je t'envoie un courriel/e-mail" ? "Je vais acheter un TF1" au lieu de "je vais acheter une télévision" ?

  • ceci n'est pas un pseudo 23 novembre 2011 à 20:53
    le présumé coupable est un vrai français pur sucre toussi toussa, apparemment, vu la teneur des discours du pouvoir.....pas de Rroms, pas de gitans, pas de roumains ni d'arabes mis en cause.


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