Malaise justice-presse (Le Figaro)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Au delà de l'affaire de Filippis, ancien directeur de la publication de Libération amené devant un juge d'instruction de manière contestée, Stéphane Durand-Souffland, président de l'association des journalistes de la presse judiciaire, évoque un malaise plus général entre l'institution judiciaire et la presse dans une tribune publiée dans le Figaro, où il est chroniqueur judiciaire.

"Des couloirs interdits depuis peu, pour d’obscurs impératifs « de sécurité », aux journalistes spécialisés, dans l’enceinte du palais de justice de Paris, alors qu’ils y circulaient librement il y a de cela quelques mois."

"Des fouilles tatillonnes, inutiles et vexatoires à l’entrée de salles d’audience, subies par des journalistes là encore accrédités et titulaires d’une carte spéciale délivrée par le Parquet général, qui s’est préalablement assuré de leur identité et de leur qualité d’envoyé spécial. Les exemples sont nombreux qui démontrent qu’aujourd’hui l’institution judiciaire fait preuve de méfiance, et même de suspicion à l’égard de la presse. Les pratiques relevées plus haut s’apparentent, à l’évidence, à des mesures d’intimidation. Si les reporters sont les bienvenus à l’occasion d’opérations de « communication » soigneusement orchestrées, ils rencontrent souvent le plus grand mal à faire leur métier : informer."





Le Figaro jeudi 4 décembre 2008

Durand-Souffland conclut : "Des citoyens sont, tous les jours, interpellés de manière inutilement rude et, sans que cela soit nécessaire, humiliés par les forces de l’ordre. La colère de ces citoyens malmenés par la justice rejoint ici celle des journalistes, et il serait malsain de chercher à les opposer."

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