Licenciements F 24 : la crainte d'un procès de NBC (Rue 89)

Gilles Klein - - 0 commentaires


Le directeur de la rédaction, Bertrand Coq et le rédacteur en chef de France 24, Grégoire Deniau sont en cours de lienciement. Licenciement politique, problème de relations au sein de la rédaction ou faute grave ?






Rue89 met en avant l'affaire de la finale du 100 mètres des JO de Pékin, diffusée sur You Tube, par France 24. Ce qui a fait réagir la chaîne américaine NBC, détentrice de l'exclusivité des JO aux USA (où You Tube est très regardé) qui n'avait pas encore diffusé la finale. NBC pourrait donc demander des dommages et intérêts à France 24, demande qui pourrait mettre en péril l'existence même de la chaine, si elle était acceptée.

La chaîne accuse Deniau d'être responsable de cette diffusion. Rue89 donne son point de vue :

"Contacté par Rue89, Grégoire Deniau affirme que «tous les membres du directoire de France24 étaient au courant qu’on diffusait ces images. Imaginez-vous sérieusement que j’aie pris cette décision sans en référer au directoire ou au service juridique ? De plus, ce n’est pas moi qui ai appliqué cette décision, puisque je suis parti en vacances avant le début desJO"

Le site d'information Rue89picto

A propos de la diffusion de l'épreuve sportive sur You Tube, Libération confime que Deniau souligne "la responsabilité conjointe de son supérieur Gérard Saint-Paul."

Mais Libération évoque aussi une situation complexe :
"... une pétition de soutien fait le tour des bureaux de France 24. Seulement elle recueille peu de signatures car les deux hommes ne se sont pas fait que des amis au sein de la rédaction."

"C’est Bertrand Coq, surtout, qui est dans le collimateur : des journalistes parlent de brimades, de harcèlements, d’insultes, de misogynie, ce que dément l’intéressé. «Il a de grandes capacités de rédacteur en chef mais une véritable incapacité à se comporter normalement, surtout avec les femmes, il y a eu plusieurs remarques sexistes, voire insultantes», confirme Gauthier Rybinski, chroniqueur de politique internationale et délégué syndical CFTC."

"Plusieurs journalistes déplorent aussi l’attitude de Grégoire Deniau. Le grand reporter aime ainsi à traiter sa rédaction de «téléphonistes». Il y a en fait une fracture dans la rédaction entre reporters envoyés sur le terrain et ceux, occupés au desk, qui restent à Paris. «Il y a ceux qui se sont épanouis avec Grégoire Deniau en faisant beaucoup de reportages, souligne un journaliste, et les autres.»"

Libération du mercredi 25 septembre 2008picto



Ces nouveaux éléments viennent compléter notre enquête sur ces deux licenciements.

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