Libye : difficulté d'informer pour les TV (Telerama)

Gilles Klein - - 0 commentaires

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Devant l’impossibilité d’obtenir des visas, les équipes françaises en ont été réduites, toute la semaine, à se masser à la frontière tunisienne" explique Télérama à propos de la crise libyenne, en signalant que les personnes contactées via Facebook avaient peur de témoigner par téléphone à cause des écoutes.

"Faute de pouvoir produire leurs reportages, les rédactions se sont transformées en machines à décrypter les événements, avec les aléas que cela comporte. (...) « Nous avons été beaucoup moins bons sur le début de la révolution libyenne qu’en Tunisie ou en Egypte » constate Jean Lesieur, directeur de la rédaction de France 24. (...) « Nous avons fait vivre le factuel avec des témoignages au téléphone de Français sur place, et avec ceux des premiers rapatriés à Roissy. explique Laurent Drezner, directeur de la rédaction de LCI. La situation est différente de celle de l’Egypte où nous avions des envoyés spéciaux, et deux caméras place Tahrir qui émettaient en direct quasiment 24 heures sur 24».

"«Mercredi dernier, quand Benghazi s’est soulevée, et que les premières vidéos ont commencé à tomber sur les réseaux sociaux, les gens que je contactais sur Facebook hésitaient encore à témoigner parce qu’ils avaient peur », raconte Peggy Bruguière, chargée de traiter les images au sein du site de France 24, Les Observateurs.  Même les gens qui twittaient disaient se méfier, car on racontait que les journalistes étaient sur écoute. Il existait un sentiment de paranoïa qui nous obligeait, pour avoir des témoignages, à passer par les exilés. Et puis la répression s’est abattue sur le pays, de manière tellement inouïe que les gens ont eu besoin de parler. Il se sentaient coupés du monde, abandonnés. Et aujourd’hui de plus en plus cherchent à aider les journalistes»."

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