Libération contre Barroso

Gilles Klein - - 0 commentaires

Libération prend vigoureusement position contre la réélection de José Manuel Durao Barroso, l’ancien Premier ministre libéral portugais, à la tête de la Commission Européenne.


L'article est signé de Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, où il est connu pour être en très mauvais termes avec Barroso, qui, de son côté, n'apprécie pas du tout ce journaliste.





Cocasse coïncidence : on remarque la présence d'une publicité pour un livre de Cohn-Bendit dans cette double page. Cohn-Bendit qui, comme le signalait un billet du blog de Quatremer (titré "Daniel Cohn-Bendit : « tout sauf Barroso » !") le 16 juin, "s'est fermement opposé cet après-midi à ce que le futur président de la Commission soit désigné avant le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne qui doit avoir lieu à l'automne prochain."


pictoLe blog de Jean Quatremer



Quatremer a évoqué la tension entre lui Barroso à plusieurs reprises sur son blog comme ici le 10 octobre 2008 : "La date de ma « disgrâce » est très précise : le 14 avril 2005, six mois après sa nomination, j’ai publié un portrait assassin du nouveau Président de la Commission, intitulé : « le Portugais ensablé ». (...) Chaque fois que je croise son porte-parole, Johannes Laitenberger, je lui demande d’organiser une rencontre avec Barosso. À chaque fois, il me répond qu’il va y penser. Mais il jure par ses grands Dieux qu’il ne s’agit d’un boycott délibéré à mon égard. Il est vrai que mes articles sur Barroso sont toujours aussi durs, mais il ne m’a donné aucune raison de changer d’avis sur sa personnalité – bien au contraire — et surtout pas sur la politique qu’il mène."



La situation a évolué comme Quatremer l'a raconté le 20 avril 2009 : "Et voilà : pour la première fois depuis 2005, j'ai rencontré José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission européenne. C'était à l'occasion d'un dîner offert, ce soir, par l'un des clubs de journalistes internationaux actifs dans la capitale de l'Union (...) Un diner au cours duquel Barroso, en pleine campagne pour sa reconduction à la tête de la Commission (cela explique ceci) a été plutôt bon. Mais, comme c'était du « off » absolu, je ne pourrais pas vous en dire plus. J'ai néanmoins tenu à prendre une photo ironique pour immortaliser cet instant. J'ai demandé au président de la Commission, un tantinet surpris par la demande, de sourire : « d'accord, mais pas trop », m'a-t-il répondu."

 

 

 

 

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