Libé n'aime pas les "brandeurs"

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Libé s'attaque au "journalisme new generation". Dans l'édition du 26 août, Marwan Chahine analyse la tendance actuelle du personal branding. Selon lui, au-delà d'une "querelle des anciens et des modernes", cette pratique peut s'apparenter à un "cache-misère".

Le personal branding, c'est l'habitude prise par quelques journalistes spécialistes du Web de communiquer sous leur nom sur Internet. Dans les blogs, sur Facebook ou Twitter, ces jeunes journalistes "se sont fait repérer par leur (sur)activité sur le Net, de billets en tweets et de posts en articles". D'après le journaliste de Libération, ce "journalisme new generation" , qui compte déjà ces icônes "auto-starifiées" illustre une "évolution du métier vers la personnalisation".

L'article se veut sarcastique, sans vrai point de vue. Mais mal en a pris à Libé. Dans une réaction publiée sur son blog ce matin, le journaliste et ancien professeur à l'ESJ Erwann Gaucher reproche à Libération son opposition systématique à ces "nouvelles pratiques". "Libé est contre beaucoup de choses : contre Google, contre l'info gratuite, contre la circulation rapide des infos sur les réseaux sociaux, contre le personal branding des jeunes journalistes... Le quotidien en a bien sûr totalement le droit, et même le devoir d'interroger ces phénomènes. Mais se positionner contre systématiquement ne constitue pas un projet éditorial."

Enfin, @si a noté une erreur de traduction dans l'article de Libération. La traduction de "The brand called you" est "vous êtes la marque", et non "La marque vous a appelé".

(par Nicolas de Saint Meleuc)

Si vous voulez voir en action le roi des "brandeurs", notre confrère Vincent Glad (slate.fr), il avait participé à notre émission Ligne j@une sur l'affaire Zahia D.

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