L'extrême-droite contre Miss Suisse

Gilles Klein - - 0 commentaires

L'élection de Miss Suisse a couronné Alina Buchschacher (20 ans), une jeune femme dont la mère vient de Trinité-et-Tobago aux Antilles. Voilà qui dérange le Parti des Suisses nationalistes (PSN), formation d'extrême-droite qui critique ce choix en le caricaturant.

Le Partei National Orientierter Schweizer (PNOS ou PSN) publie, sur la home page de son site, la photo de la nouvelle Miss Suisse, mais son écharpe a été remplacée par la mention "Miss Multikulti" ("Miss multiculturelle"). Et le PNS a ajouté derrière la jeune fille une banderole du mouvement Secondas Plus, qui milite pour le droit de vote aux immigrés.


Le président du PNS Dominic Lüthard écrit: "Dans la société actuelle l'anormalité est devenue la norme (...) il y a des exemples de la décomposition multiculturelle de notre société chaque jour dans les médias. La bouillie de l'unité est prête à être consommée. Exemple avec l'élection de Miss Suisse qui a une origine multiculturelle." Il s'en prend ensuite au mouvement Secondas, accusé de vouloir "supprimer la croix blanche sur le drapeau suisse".

Interrogé par le journal alémanique Blick (qui a repéré le détournement), Andreas Eicker, professeur de droit criminel de l'Université de Lucerne, considère que ces propos sont inacceptables, mais ne tombent pas, pour autant, sous le coup de la loi. "Cette prise de position des extrémistes rappelle un épisode similaire en 2008 lorsque le métissage de la Vaudoise Whitney Toyloy, également heureuse nouvelle Miss à l’époque, avait été assimilé à un «ulcère» par les mêmes extrémistes", commente La Tribune de Genève.

Lire sur arretsurimages.net.