Les Echos plagient le Dauphiné Libéré ?
La rédaction - - 0 commentairesDeux journaux différents, deux dates de publication, mais une seule et même interview.
Deux journaux différents, deux dates de publication, mais une seule et même interview.
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Petit souci, cette interview, ou un entretien très proche,
avait été publiée la veille par Le Dauphiné Libéré. Titre : "Finances
publiques: sept milliards de recettes fiscales en moins". Les
différences entre les deux textes sont plus que minces : quelques conjonctions de coordination, et quelques longueurs en plus pour les Echos.
C'est Agoravox qui a le premier relevé cette bizarrerie, suivi par Rue89 et Acrimed.
Et les explicatitons divergent selon les sources.
Pour la
journaliste Julie Reza, sur Agoravox, "l'attaché de presse de l'élu
socialiste a trouvé l'interview parue dans Le Dauphiné si bien tournée qu'il a trouvé dommage de ne
pas en faire profiter tout le pays. Il a donc envoyé le texte aux Echos - sans préciser semble-t-il
qu'il était déjà paru dans un autre journal - comme un vulgaire communiqué de
presse. Le plus formidable, c'est que le journaliste des Echos l'a publié tel quel, en se
contentant d'y rajouter sa signature!"
Acrimed complète : "La version publiée par Les Echos serait la version renvoyée à Didier Migaud par la journaliste du Dauphiné
Libéré pour lui faire relire ses propos, comme c'est devenu l'usage.
Celle-ci y aurait ensuite apporté de légères retouches et coupes avant
publication dans Le Dauphiné le 3 septembre. C'est sa version longue que Les Echos auraient publiée deux jours plus tard."
Et Rue89 donne la version du journaliste des Echos qui a
signé "l'interview", Guillaume Delacroix : "J'ai demandé une
interview de Didier Migaud, mais son collaborateur parlementaire m'a répondu
qu'il n'était pas disponible. Je lui ai donc demandé un argumentaire, qu'il
m'a envoyé." Cet "argumentaire" s'est donc
révélé être le texte de la précédente interview de Didier Migaud, envoyée aux
Echos par son attaché parlementaire.
"Je suis sidéré par la proximité des questions. Je les ai posées,
je n'ai pas fait de copier-coller. On est très embêtés ici, car on s'est tous
faits rouler dans la farine par le collaborateur parlementaire de Didier Migaud", assure le journaliste.