Les Echos enquêtent sur le sénateur Marini

Gilles Klein - - 0 commentaires

"La commission des Finances du Sénat examine cet après-midi le rapport de Philippe Marini sur le projet de loi de Finances rectificative 2009. Comme à son habitude, le sénateur-maire de Compiègne y proposera une longue série d'amendements. Son intimité avec le monde des entreprises en dicte souvent la teneur." Le quotidien Les Echos publie une enquête (fouillée, mais qui ne démontre pas d'incompatibilité manifeste) sur le sénateur Philippe Marini.

"La commission des Finances du Sénat examine cet après-midi le rapport de Philippe Marini sur le projet de loi de Finances rectificative 2009. Comme à son habitude, le sénateur-maire de Compiègne y proposera une longue série d'amendements. Son intimité avec le monde des entreprises en dicte souvent la teneur." Le quotidien Les Echos publie une enquête (fouillée, mais qui ne démontre pas d'incompatibilité manifeste) sur le sénateur Philippe Marini.

"Comment expliquer que le rapporteur général du budget se dépense sans compter pour alléger la taxation des stock-options, supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, interdire les éoliennes, généraliser l'usage de sacs biodégradables dans les supermarchés ou simplifier le régime fiscal des sociétés foncières ?"

"Y aurait-il deux Marini ? Marini de Paris, l'orthodoxe budgétaire qui réclame des suppressions de postes de fonctionnaires et nourrit un grand regret, « celui de ne jamais avoir été ministre du Budget », comme le pense l'un de ses proches... Et Marini de Compiègne, plus pragmatique ? « Au Sénat, c'est le père la Rigueur, mais à la mairie, c'est le champion des emplois publics, avec 800 agents et 400 vacataires pour 41.000 habitants », pointe son opposante socialiste, Laurence Rossignol." souligne le quotidien Les Echos.

"Qui sait que le rapporteur du budget est très lié à la viticulture, au transport aérien, à l'immobilier et à la finance ? Qu'il a été concerné jusqu'à très récemment par le monde des casinos ? Et plus anciennement par l'hôtellerie en outre-mer ?" ajoutent Les Echos

"Il est à la tête de deux petites structures. Aigle, du nom de la rue de sa somptueuse villa à Compiègne, une entreprise unipersonnelle basée à Saint-Tropez (45.700 euros de chiffre d'affaires) qui portait ses investissements dans les DOM-TOM dans les années 1990. « Tout cela n'est plus véritablement actif », indique-t-il.

"Aujourd'hui, le sénateur siège dans le holding Cofip, qui est lui aussi actionnaire de Gimar, possède la foncière Inea et surtout Quinette Gallay, leader européen des sièges de salles de spectacles, qui a remplacé les 577 fauteuils de l'Assemblée nationale voilà deux ans."

Dans un encadré, le quotidien rappelle les critères d'incompatibilité entre le statut de parlementaire et celui d'entrepreneur, quand il s'agit de certains types d'entreprises selon l'article L.O. 146 du Code électoral.

Mais l'article ne semble pas démontrer que le sénateur ait commis des actes illégaux ou qu'il se trouve au centre de conflits d'intérêts incompatibles avec son statut d'élu.

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