Les 20 ans du CSA (presse nationale)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Libération et le Figaro s'intéressent au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA).

"Pour fêter les 20 ans du très indépendant Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ce soir au pavillon Gabriel, son président, Michel Boyon, s’est trouvé un invité de marque. Celui-là même qui prive le CSA de sa prérogative la plus importante : Nicolas Sarkozy, désormais chargé de nommer luimême le président de France Télévisions. Sacré symbole d’un CSA en pleine déréliction, gendarme de la télé devenu garde-champêtre sans grand pouvoir sinon celui de froncer les sourcils."

En bas de page Libération interroge "Joseph Daniel, 64 ans, a été membre du CSA entre 1999 et 2005, nommé par Laurent Fabius, alors président de l’Assemblée nationale."
"Le CSA a-t-il abandonné certaines de ses missions, le pluralisme par exemple, avec le temps de parole du Président que n’est pas décompté ?"

"Non, le CSA n’a pas abandonné sa mission de pluralisme puisqu’il demande même aux radios de l’appliquer. Mais tout est faussé par cette histoire de temps de parole du Président qui est, à mes yeux, un pur scandale. Le CSA s’abrite derrière une décision du Conseil d’Etat de 2005 qui dit que le temps de parole du Président ne peut pas être aggloméré à celui des partis politiques, mais ce n’est jamais ce qui a été demandé !"


Michel Boyon, président du CSA, le défend dans une interview au Figaro alors qu'il est pourtant affaibli et mencé de fusion.

"Nicolas Sarkozy a avancé l’idée d’un rapprochement entre l’Arcep et le CSA. Y êtes-vous favorable ?"

"Le CSA et l’Arcep ont des responsabilités très différentes, qu’ils exercent avec des états d’esprit tout aussi différents. La coordination existe sur les sujets d’intérêt commun, tels que le dividende numérique. Le président de la République a spécifié qu’aucune modification institutionnelle ne pourra avoir lieu avant 2012, c’est-à-dire avant le passage au tout-numérique. À cette date, on y verra aussi plus clair sur le droit de la concurrence à appliquer aux télécoms. Mais, j’insiste, la priorité, ce sont les contenus !"



Le Parisien, dans un court article purement factuel , annonce qu'il y aura 1 500 invités au siège du CSA ce soir face à Sarkozy. Le Parisien croit aussi savoir que Patrick de Carolis, actuel patron de France Télévisions, nommé par le CSA, restera à son poste jusqu'en 2010.

Le Parisien/Aujourd'hui en France 3 févrierpicto


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