Les 20 ans du CSA (presse nationale)
Gilles Klein - - 0 commentairesLibération et le Figaro s'intéressent au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA).
"Pour fêter les 20 ans du très indépendant Conseil supérieur de
l’audiovisuel (CSA) ce soir au pavillon Gabriel, son président, Michel
Boyon, s’est trouvé un invité de marque. Celui-là même qui prive le CSA
de sa prérogative la plus importante : Nicolas Sarkozy, désormais
chargé de nommer luimême le président de France Télévisions. Sacré
symbole d’un CSA en pleine déréliction, gendarme de la télé devenu
garde-champêtre sans grand pouvoir sinon celui de froncer les sourcils." "Non, le CSA n’a pas abandonné sa mission de pluralisme puisqu’il demande même aux radios de l’appliquer. Mais tout est faussé par cette histoire de temps de parole du Président qui est, à mes yeux, un pur scandale. Le CSA s’abrite derrière une décision du Conseil d’Etat de 2005 qui dit que le temps de parole du Président ne peut pas être aggloméré à celui des partis politiques, mais ce n’est jamais ce qui a été demandé !" |
Michel Boyon, président du CSA, le défend dans une interview au Figaro alors qu'il est pourtant affaibli et mencé de fusion. "Nicolas Sarkozy a avancé l’idée d’un rapprochement entre l’Arcep et le CSA. Y êtes-vous favorable ?" "Le CSA et l’Arcep ont des responsabilités très différentes, qu’ils exercent avec des états d’esprit tout aussi différents. La coordination existe sur les sujets d’intérêt commun, tels que le dividende numérique. Le président de la République a spécifié qu’aucune modification institutionnelle ne pourra avoir lieu avant 2012, c’est-à-dire avant le passage au tout-numérique. À cette date, on y verra aussi plus clair sur le droit de la concurrence à appliquer aux télécoms. Mais, j’insiste, la priorité, ce sont les contenus !" |
Le Parisien/Aujourd'hui en France 3 février |
