Le patron de Reuters défend Goldman Sachs

Gilles Klein - - 0 commentaires

Sur son blog, le patron du groupe américain Thomson Reuters (spécialiste mondial de l'information générale et financière, 50 000 employés dans plus de 100 pays) défend la banque Goldman Sachs mise en cause par la commission américaine des opérations de bourse (SEC).


"Je commente rarement les contentieux en cours, laissant de côté ceux qui affectent les clients de Thomson Reuters. Mais, l'intensité des critiques contre Goldman Sachs m'incite à me joindre au débat. Le SEC a surpris cette société et le marché avec ses accusations de fraudes concernant le marché 2007 du collateral debt obligation (CDO), ce qui a poussé des commentateurs, et même le Premier ministre britannique Gordon Brown a considérer que Goldman Sachs est coupable de "banqueroute morale". Cela paraît trop facile et trop politiquement correct de se joindre à ce concert de critiques".
"La société sera peut-être jugée responsable de ces faits, mais j'en doute. Par contre, qu'est-il arrivé à nos principes de présomption d'innocence tant que l'on est pas jugé coupable ? Qu'est ce que c'est que cette société dirigée par les médias qui pousse des observateurs généralement avisés à se précipiter pour rendre un verdict de culpabilité avant que le procès n'ait commencé ? (...) Goldman a 36 000 employés, il y a bien sûr quelques mauvaises graines, mais parmi eux, il y a des pères et des mères qui ont une morale, et ils méritent mieux que cette globalisation. J'en connais certains personnellement, ce ne sont certainement pas les plus mauvres, les plus exploités, mais ils ont le droit d'être jugés sur leurs mérites, plutôt que d'être sommairement condamnés par le tribunal de l'opinon publique."

Lire aussi la chronique de Daniel Schneidermann, Goldman Sachs, la veuve et l'orphelin.

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