Le Nouvel Observateur aime les Gracques
Gilles Klein - - 0 commentaires
"Les Gracques à l'écoute de la gauche européenne" annonce le Nouvel Observateur du 4 septembre dernier qui leur consacre deux pages. Le Nouvel Observateur a même payé un sondage pour l'occasion.
L'article salue "La fine fleur des «think tanks» européens ... qui présentent à tour de rôle leurs trois priorités pour une réforme de la social-démocratie européenne : ce sera probablement le temps fort de la deuxième université des Gracques qui se tient dimanche 7 septembre à Paris, à laquelle «le Nouvel Observateur» s'est associé pour ce sondage TNS-Sofres-Logica." Le Nouvel Observateur conclut cet article ainsi : "Les leaders des principales contributions au congrès du Parti Socialiste devraient également participer aux travaux, tels Bertrand Delanoë et Gérard Collomb."Le Nouvel Observateur du jeudi 4 septembre 2008 ![]() |
L'intérêt du Nouvel Observateur pour les Gracques s'explique-t-il par le fait que ce groupe comptait Denis Olivennes parmi ses membres lors de la dernière élection présidentielle ? Olivennes étant devenu depuis patron du Nouvel Observateur. En mettant en avant Delanoë, comme un des "leaders des principales contributions" du congrès du PS, (l'autre cité étant le discret Collomb), le Nouvel Obs laisse aux oubliettes Royal et les autres Aubry et Moscovici. Il semble en outre oublier ce qu'il écrivait la semaine précédente.
C'est le même Nouvel Observateur qui, pourtant, soulignait un paradoxe dans sa rubrique Téléphone Rouge de la semaine précédente, le 28 août 2008 : "Bertrand Delanoë chez les Gracques ! C'est ce que promet le programme de l'université d'été de ce collectif (les-gracques.fr),
qui se tiendra le 7 septembre à Paris. Passés à la postérité pour avoir
appelé Ségolène Royal à s'allier avec François Bayrou avant le premier
tour de la présidentielle, les Gracques ouvrent donc leurs portes à
celui qui a refusé de passer un accord à Paris avec le MoDem..." |
Dans les pages consacrées aux Gracques, L'Obs se garde aussi de rappeler que ces dernières, qui avaient appelé Royal à se rallier au MoDem avant le premier tour de la présidentielle de 2007, se sont bien gardées d'appeler à la réciproque entre les deux tours.
Merci à l'@sinaute qui a attiré notre attention sur ce paradoxe.

