Le fisc allemand renonce à imposer les travailleurs forcés (presse belge)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le fisc allemand a finalement renoncé à faire payer des impôts sur la pension versée aux milliers de Belges forcés de travailler en Allemagne nazie pendant la deuxième guerre mondiale. La réclamation de cet impôt avait fait scandale dans la presse belge comme le signalait l'agence Belga.

Devant le tollé, l'Allemagne a finalement reculé, a annoncé le ministre belge des Pensions Michael Daerden : "devant les députés, Michel Daerden a cité un extrait d'une réponse écrite obtenue auprès de l'ambassade d'Allemagne en Belgique: "L'imposition par l'Etat allemand des prestations de pension versées aux victimes du nazisme, laquelle a suscité l'indignation ce week-end en Belgique, sera prochainement arrêtée", a-t-il dit. La décision devrait être formellement adoptée par le parlement allemand ce vendredi.

Ce week-end, l'agence Belga écrivait : "Le parlement allemand a approuvé, en automne 2010, une loi fixant à 17% le taux d'imposition sur les pensions des travailleurs forcés. Cette demande d'impôts est rétroactive et a été calculée pour les pensions perçues à partir de 2005."

"Des anciens travailleurs forcés belges des années 40 ou leur veuve ont reçu, dans le courant des dernières semaines, une lettre d'un bureau de taxation de l'état allemand de Brandenburg les informant qu'ils devaient payer ces impôts. Il s'agit souvent de plusieurs centaines d'euros. Le sénateur Ahmed Laaouej (PS) a pressé samedi le ministre des Finances Didier Reynders (MR) d'entamer immédiatement des négociations avec les autorités allemandes."

L'information avait fait la Une de la presse belge samedi. Exemples avec les grands titres de deux quotidiens flamands.

Het Belang Van Limburg précise que la Belgique n'est pas la seule à être concernée "Aux Pays-Bas, environ 50 000 personnes âgées ont reçu la lettre des autorités fiscales allemandes" Il cite par ailleurs l'exemple de Simone De Vos, une Belge âgée de 84 ans qui se voit réclamer la somme de 650 euros, comme d'autres femmes.

"Les autorités fiscales allemandes demandent de l'argent à des travailleurs forcés belges" titreGazet Van Antwerpen Metropool.

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