Le Figaro dégaine un sondage contre les grévistes de Guadeloupe
Gilles Klein - - 0 commentaires
Le Figaro a choisi de mettre à la Une un sondage sur une éventuelle indépendance de la Guadeloupe (réalisé du 21 au 23 février), qui sera publié dans le Figaro Magazine du prochain week-end.
"Alors que la grève générale en Guadeloupe ne semble pas prendre fin, le sondage OpinionWay à paraître samedi dans Le Figaro Magazine donne une nouvelle dimension à ce conflit. À une courte majorité ( 51 %), les Français de métropole se déclarent favorables à l’indépendance de la Guadeloupe. De leur côté, les Guadeloupéens sont très majoritairement attachés à la France à 80 %. Sur place, de nombreux salariés du secteur privé et patrons de petites entreprises sont inquiets pour leur emploi et leur avenir. Mais ils sont priés de taire leurs craintes face à l’intimidation exercée par les chefs du LKP, le collectif contre l’exploitation à l’origine du mouvement depuis six semaines." explique Le Figaro à la Une en renvoyant à l'éditorial page 15 | Le Figaro du 26 février 2009 Extrait de l'éditorial du Figaro du 26 février 2009 |
Marianne2.fr critique le principe même de cette publication : "« le sondage qui dérange » vire complètement à l’absurde, si
une courte majorité des métropolitains se déclarent, en effet,
favorables, à l’indépendance de la Guadeloupe, à l’inverse 80% des
Guadeloupéens déclarent leur attachement à la métropole. Et en cas de
référendum sur l’autonomie, inutile de rappeler que ce sont évidemment
les habitants de la Guadeloupe qui seraient appelés à s’exprimer sur le
sujet et non les métropolitains."
"La crainte des représailles est toujours vivace. Les témoignages de pressions exercées par les gros bras du LKP sont nombreux. Les menaces graduées. Du simple avertissement aux menaces physiques. Quand ce ne sont pas des insultes racistes lorsque le commerçant n’est pas « pays » ". "Depuis le début du conflit pourtant, plusieurs cas de « tabassage » de commerçants ou de chefs de petites entreprises sont à déplorer. Au moins une dizaine de signalés, sachant que la plupart n’osent pas porter plainte. Comme cet Haïtien. Alors qu’ « on » lui demandait de « se solidariser » avec le mouvement, il eut le toupet de répondre : « J’ai connu les Tontons macoutes, c’est pas vous qui allez me faire fermer ! » Il a été roué de coups. Son entreprise est désormais fermée." "La question de la possession des fusils de chasse utilisés contre les forces de l’ordre se pose également. Comment les jeunes se les seraient-ils procurés ? Dans le passé, le syndicat indépendantiste UGTG, aujourd’hui composante du LKP, avait eu recours aux mêmes méthodes pour mettre la pression lors de négociations avec l’État." Le Figaro du 26 février 2009 |
