Lauvergeon, "héroïne" d'un seul jour
Gilles Klein - - 0 commentairesLe site du magazine Challenges indiquait hier qu'Anne Lauvergeon (ex-patronne d'Areva) "refuse une indemnité de départ". On pouvait donc croire que cette patronne réputée de gauche faisait un geste magnanime. L'information a étéreprise par RMC, ou LeMonde.fr,et entre autres, par Rue89 qui titrait que Lauvergeon "refuse le cadeau de départ proposé par Sarkozy" renforçant cette impression. Mais Areva a démenti, et Les Echos précisent que Lauvergeon touchera... 2 millions d'euros.
Mais un communiqué d'Areva a mis les choses au point hier et démenti l'information reprise par les médias :
"A l'occasion du changement de Directoire du Groupe AREVA, des rumeurs infondées circulent une fois de plus.Elles concernent cette fois les indemnités de départ de Madame Lauvergeon."
"Le montant et les conditions de versement de celles-ci ont été fixés par le Conseil de Surveillance d'AREVA du 16 octobre 2008, sur proposition du Comité des Rémunérations et des Nominations, en conformité avec la loi TEPA. L'Assemblée Générale du 30 avril 2009 a approuvé ces engagements. "
"Ces éléments sont publics, notamment au travers du document de référence du Groupe AREVA (édition 2010, p 176).En conséquence, Madame Lauvergeon se verra accorder le bénéfice de l'indemnité prévue.Contrairement a ce qui est aussi affirmé, ce point n'a pas été abordé à l'occasion de l'entretien entre le Président de la République et la Présidente du Directoire d'AREVA."
Le site WanSquares estimait hier: "Le conseil de surveillance d'Areva devrait attribuer à Anne Lauvergeon une indemnité de départ de 1,5 millions d'euros." Mais ce matin Les Echos donnent un chiffre supérieur : "Conformément à une décision du conseil de surveillance de 2008, le groupe public devrait ainsi verser deux ans de salaire (fixe et variable) à Anne Lauvergeon, soit plus de 2 millions d'euros."