Lapsus Ben Laden : les psychanalystes divergent

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Lapsus en cascade après la mort de Ben Laden : Osama ou Obama, Ben Laden ou Woody Allen ? 20 minutes.fr a interrogé des psychanalystes pour analyser cette floraison. Mais les avis divergent.

On commençait à s'habituer à la confusion entre Osama et Obama, mais confondre Woody Allen et Oussama Ben Laden, c'est une première. C'est pourtant le lapsus qu'a commis Roland Dumas mercredi, sur le plateau de Face aux Français.

"On va dire Woody Allen est toujours vivant. Qui a vu Woody Allen mort dans cette histoire ?"picto

Personne en effet. Heureusement, Guillaume Durand rectifie : "Pardonnez-moi de relever ce lapsus léger mais quand même important pour ceux qui nous regardent : vous avez dit Woody Allen à la place de Ben Laden".

Pour étudier cette épidémie, 20 minutes.fr a interrogé des spécialistes.

Pour la psychanalyste Liliane Holstein, "l’inconscient gère absolument tout: les erreurs, les blocages, les paroles parasites. L’inconscient se fiche d[u] rapprochement [orthographique], il s’amuse à jouer même sur une lettre, il est filou. C’est la pensée véritable du journaliste qui sort". Mais Pascal Zentz, autre psychanalyste ne partage pas cet avis, comme l'explique le site 20 minutes.fr : " "le lapsus est très personnel" et constitue bien "une émergence de l’inconscient", mais pour l’affaire "Obama/Oussama", il donne sa chance à la confusion lexicale, penchant pour "une simple faute d’inattention" ". Le psychanalyste ajoute : "le lapsus n’est pas une confusion, c’est une pulsion qui vient de l’intérieur, quelque chose qu’on voulait taire".

L'article donne également la parole à Jean Laloux, spécialiste de l'analyse sémantique des discours, qui partage la thèse de Pascal Zentz : "Pour ce linguiste, joint par 20 Minutes, outre la proximité des deux noms, la présence d’une personnalité aussi importante que Barack Obama au centre du dispositif d’information (la mort de Ben Laden) "potentialise encore plus le risque de confusion". "D’après Jean Laloux, de manière générale, "cette rupture dans la construction de la langue est complètement insignifiante, la langue qui fourche sur une difficulté phonique, c’est très classique et on fait cela toute la journée sans nous en rendre compte". "C’est le contexte et la volonté d’interpréter qui va orienter le discours", explique Jean Laloux. "Le refoulé n’est pas partout!" renchérit-il".

Lire aussi la chronique de Daniel Schneidermann: Oussama ben Lapsus

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