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totoro45
Sur 75 langues régionales en France 54 sont parlées Outre-Mer :
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jpsun1943
Je disais, vraiment très bien, cependant, qu'avez-vous fait du Catalan ? Il est pourtant, en dépit de toutes les entraves, encore parlé et écrit dans le département des Pyrénées - Orientales . Il bénéficie d'une radio associative : Ràdio Arrels, qui perpétue avec une admirable persévérance le miracle quotidien de faire sonner cette langue tous les jours ! Merci de votre attention.
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jpsun1943
Très bien, vr
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Anton Voyl
Né à Bruxelles, ville bilingue, je parle donc aussi le néerlandais. Et de famille le Yiddish.
Grâce à la méthode audio-visuelle de l'Athénée (Lycée), je m'exprime aussi en anglais (merci aussi aux Beatles)
Le Yiddish, le néerlandais et l'anglais m'aident à piger l'allemand et les langues scandinaves.
Les langues sont des portes sur des mondes entiers ; il suffit de se laisser par elles pour y pénétrer.
Vive les polyglottes !!!
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Davesnes
Patois ou langue ? Je me pose la question de savoir ce que je parle lorsque je retourne dans ma région d'origine, la Thiérache, qui se situe dans le Hainaut français, aux confins de la Belgique et du département de l'Aisne. Dans cette belle région, très verte et très vallonnée (on l'appelle la petite Suisse du Nord), on produit amoureusement le meilleur fromage qui soit : le maroilles.
Quand j'y retourne, donc, je retrouve naturellement la langue de mon enfance que j'ai toujours appelé "le chtimi" et qui est pourtant sensiblement différente du picard.
Quoi qu'i en soit, les rapports avec l'ancien français me semblent évidents.
Un exemple. Pour dire "va chercher le seau au fond du jardin, on dit dans mon Avesnois d'origine : "va querre el seillo au fond du gardin". Querre a donné quérir et gardin jardin.Ce qui me fait penser à un patois plutôt qu'à une langue, c'est le fait qu'à quelques dizaines de kilomètres de distance, on n'utilise pas tout à fait les mêmes mots.
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ptitchka
Merci beaucoup pour ce reportage sur un sujet très peu traité et qui mériterait vraiment de l'être. Je partage l'étonnement d'un des commentateurs sur l'absence de l'alsacien... il y a pourtant de quoi faire en terme de réflexion sur la place des médias et des politiques publiques dans l'évolution de l'alsacien (ou des alsaciens d'ailleurs...)
Juste un petit point terminologique. J'ai senti dans l'article à la fois une volonté de varier les termes utilisés (langue, dialecte, langage, patois...) et un peu de malaise... non sans raison. Je ne prendrai pas le risque d'établir une frontière entre ce qui serait un dialecte et ce qui n'en serait pas (frontière qui n'a en fait aucun sens, à part un sens politique). Mais certaines des langues citées dans l'article ne peuvent pas être désignées par le terme dialecte, parce que la notion de dialecte implique qu'il s'agit d'une variante à partir d 'une langue de référence : on peut discuter du statut dialectal du picard (dialecte français?) ou de l'alsacien (dialecte(s) germanique(s)?) mais le basque et le breton (désigné avec un article défini donc comme une entité globale) ne peuvent pas être considérés comme des dialectes puisqu'on ne pourrait pas les référer à une langue de référence ou à un ensemble de variantes dialectales (de fait, il y a plusieurs bretons mais le breton c'est l'ensemble). Le basque est d'ailleurs une langue fascinante parce que c'est la seule représentante actuelle d'une famille de langues qui a été très importante en Europe mais a quasiment disparu. Ce n'est pas une langue indo-européenne et elle n'a aucun parent linguistique actuel. Quant au mot "patois", c'est plus ou moins un synonyme populaire de "dialecte". Il a certes servi à critiquer les parlers locaux (notamment chez l'abbé Grégoire) mais il est revendiqué par certains locuteurs parce qu'il ne s'agit pas d'un mot savant venu de l'université mais que, dans bien des régions, on dit bien "parler patois". Je ne le qualifierais donc pas de "maladroit" parce qu'il me semble qu'on reproduit un peu la domination culturelle et linguistique des sachants quand on regarde ce terme de trop haut.
Dernière bricole : on ne prête qu'aux riches. Le travail de Mathieu Avanzi pour documenter la variation en français (ou autour du français) et ses talents de vulgarisateur ne font aucun doute. Mais à ma connaissance, il n'a aucune implication dans l'atlas sonore des langues régionales de France (travail absolument remarquable mais moins vulgarisé) que vous mettez en avant (à raison, merci!)
Concernant le regard de certains médias dominants sur ces langues dites minoritaires, il me semble lié au mythe du français standard et du monolinguisme. La recherche a bien montré que le plurilinguisme n'est en rien un obstacle à l'acquisition d'une langue (par exemple le français). C'est même le contraire. Mais la France s'est construite sur l'idée que la solidité de l'État devait reposer sur l'imposition d'une langue unique, contre ses variantes et ses concurrentes. Malgré les dégâts considérables causés par cette vision, elle continue à irriguer des représentations linguistiques, qui vont aussi avec l'idée qu'il y aurait une et une seule façons "correcte" d'utiliser le français et que cette norme irait de soi. Ce qui est fondamentalement faux (et pas sans lien avec les débats autour de la pénalisation de la langue aux examens...). Sur ces questions, je conseille vivement La République et la langues de Michel Launay, somme et lisible et absolument passionnante.
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biscotte77
Merci pour cet article ! Étant née en Occitanie, j'ai eu une initiation à l'occitan à l'école au début des années 80 dans mon petit village de montagne mais que j'ai vite oublié faute de locuteur. Arrivée à Toulouse pour mes études, j'ai découvert que l'occitan portait toute la culture de la Résistance et la mémoire de la guerre d'Espagne et du Front populaire. Une culture réellement de gauche teintée d'anarchisme. Et encore aujourd'hui, les événements locaux en lien avec l'occitan font la part belle à toute cette littérature, sans doute assez subversive.
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Paddy
Un grand merci de Bretagne pour cet article. Vous parlez entre autres de la volonté "uniformisatrice" des révolutionnaires de 89. J'ai toujours vu avec beaucoup de déception, à notre époque, la position d'une partie de la gauche au sujet des langues régionales. Des langues qu'elle rejette du côté conservateur de la force. Dans lesquelles elle voit seulement un effet ringard de repli identitaire. Cette gauche-là ne parvient pas à y voir l'importance de la préservation de la diversité des cultures, au sein même d'une communauté unifiée depuis longtemps, justement par la révolution. Ni à considérer l'importance de la cosmovision propre à chacune de ces cultures. Désigner les choses, c'est les voir d'une certaine façon, différente de celle des autres. On a le même problème avec les langues indiennes d'Amérique du sud, guarani, aymara, quechua. Ces langues ne décrivent pas du tout le monde comme l'espagnol ou le portugais.
Il en va donc de même pour le breton, le corse, l'occitan, l'alsacien, le basque...
Un argument qui revient souvent : parler la même langue, ce serait éviter les conflits. Pas besoin d'aller chercher loin pour démontrer le contraire. Même si un jour toute l'humanité parle l'anglais, comme c'est la tendance, on trouvera toujours de bons motifs pour se mettre sur la tronche. Ce sera juste plus facile de comprendre la douleur des autres.
C'est vrai que c'est bien de pouvoir se comprendre. Mais parler sa langue maternelle, c'est aussi être libre. Et penser le monde à sa manière. Tout au long de l'histoire, les différentes langues se sont d'ailleurs enrichies les unes les autres. C'est lorsqu'on n'en parlera plus qu'une que nous serons devenus pauvres. Très pauvres.
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robin
en Occitanie, les enfants apprennent l'occitan à la "calendretta", l'éducation nationale choisi le latin, c'est un bon début ils pourraient apprendre l'espéranto et s'ouvrir sur le monde, parce que au final les jeunes apprennent l'arabe pour aller travailler aux Emirates! 75% du PIB est réalisé dans les services, ceux qui contribuent à ce résultats parlent plusieurs langues étrangères qui comptent le plus de locuteurs! vaut-il mieux offrir aux jeunes le plus de chances de faire carrière ou de flatter le nationalisme régionalisme chauvin rance! apparemment électoralement: ça paye!
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petit - saconnex
Un article très intéressant . Vous citez la phrase " la différence entre une langue et un dialecte , c'est que la langue a une armée" ;on pourrait ajouter , elle a aussi un Etat et une école . C'est pourquoi , il est très intéressant de développer l'enseignement des langues régionales.
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nuage.r
Je trouve surprenant qu'il n'y ai aucune présence de l’alsacien.
Je suis arrivé de l'intérieur en Alsace en 1977. À cette époque tous le monde parlait alsacien et c'était un peu difficile pour les gens de l'intérieur.
En quinze ans l'alsacien à disparu et je trouve ça triste, mes ami⋅es alsacien⋅nes n'ont pas transmis leur langue à leurs enfants.
Mais je me demande à quel point cette ignorance est du au fait ( éventuel ) que les journalistes sont parisiens et vont plutôt en vacances au pays Basque, en Bretagne ou en Corse.
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Christian
Bonjour et merci pour ce long reportage. C'est bien la première fois que je vois Arrêt sur Images s'intéresser aux langues régionales, pas souvenir d'autres occasions alors que je suis abonné depuis longtemps. Je suis journaliste et j'ai appris le breton, ma langue d'origine (c'était la langue maternelle de mes grands parents), adulte. Mais je n'ai jamais pu trouver de travail en langue bretonne, sauf du bénévolat, que j'ai longtemps pratiqué pour des chroniques d'humeur ou sur les livres, mais le bénévolat ne paye pas le loyer. J'ai arrêté mes chroniques dans une radio locale le jour où j'ai demandé à ce qu'on me rembourse l'essence pour mes déplacements quand j'allais y enregistrer mes chroniques. Refusé.
Je suis éditeur dans un quotidien régional et quasiment tous les jours je vois l'intérêt de connaître le breton pour corriger les erreurs que peuvent faire certains collègues, ou les correspondants de presse, dans leurs articles. Mais ce savoir là n'est en aucun cas valorisé, ni même recherché par les médias francophones.
Les formations professionnelles, comme celle que j'ai suivie, sont pourtant financées par la Région, les départements, France travail, mais il y a peu d'employeurs en langue bretonne, à l'exception de l'enseignement. Je me suis d'abord formé pour des raisons personnelles, car je suis depuis longtemps scandalisé par le fait de ne pas avoir pu apprendre ma langue d'origine pendant mon enfance, ni en famille (on y avait bien intégré le mépris de cette langue), ni à l'école. Mes grands-parents étaient bilingues, breton/français, étaient bilingues mais les générations suivantes sont devenues monolingues, et on nous a présenté ça comme un progrès !
J'espère qu'Arrêt sur images aura l'occasion de plus souvent l'occasion de se décentrer de l'actualité parisienne.Kenavo deoc'h, ha trugarez c'hoazh.