L'Amérique "en colère" (presse US)
Gilles Klein - - 0 commentaires
La crise économique s'est invitée dans la campagne électorale américaine. Face à elle ,GeorgesBush et John McCain appellent à l'union sacrée, alors que Barack Obama remonte dans les sondages selon une enquête ABC News/Washington Post : 52 % des personnes interrogées voteraient pour Obama, et 43 % pour McCain. 53 % pensent que l'économie est le problème le plus important, tandis que seulement 9 % pensent que c'est l'Irak (sondage téléphonique réalisé entre le 19 et le 22 septembre 2008).
McCain demande (en vain) le report du débat qui doit l'opposer vendredi
26 septembre à Barack Obama, |
Comme le souligne le New York Times, Bush a, pour la première
fois, consacré intégralement une de ses interventions à l'économie. Il
dramatise en déclarant mercredi soir "Notre économie toute entière est en danger"
et invite les deux candidats à la Maison Blanche pour une consultation,
titrent le Washington Post et le New York Times qui seront dans
quelques heures dans les kiosques.
Les deux candidats qui sont invités à prendre position sur la proposition d'aide financière fédérale (700 milliards de dollars) pour les établissements en difficulté.
"C'est risqué pour les deux candidats. cela les oblige à réagir face à une situation qui change d'une heure à l'autre." remarque le New York Times du jeudi 25 septembre, dans un autre article. "C'est particulièrement risqué pour McCain qui doit rassembler son parti divisé sur la question de ce sauvetage."
Unes identiques pour la presse sérieuse en Caroline du Nord (à gauche) ou pour la presse populaire dans l'état de New York (à droite).
Jeudi 25 septembre 2008 |
"Les Américains sont très en colère" titre le quotidien national USA Today en citant un sénateur américain, le démocrate Charles Schumer (sur la photo, de face), président de la commission économique du Congrès qui a entendu le président de la banque (Reserve) fédérale. Les élus de tous bords "constatent l'étonnement et la fureur de leurs électeurs" et indiquent clairement qu'ils ne voteront pas le plan de sauvetage dans son état actuel. "Les parlementaires républicains ont rencontré à huis clos Bernanke (Réserve Fédérale) et Paulson, (secrétaire d'Etat au Trésor). Les parlementaires ont exprimé leurs doutes sur le plan de sauvetage et souligné que leurs électeurs y étaient opposés à une majorité écrasante." Un article évoquait, mercredi, une aide fédérale de 25 milliards de dollars pour aider l'industrie automobile qui vacille à son tour. | USA Today du jeudi 25 septembre 2008 |
