La suite du feuilleton Fortis-BNP Paribas (presse belge)
Gilles Klein - - 0 commentaires
Le sort de la banque belge Fortis pourrait se jouer aujourd'hui. Lors de la dernière assemblée générale de Fortis, à une courte majorité les actionnaires ont refusé (à 50,6 %) le rachat par BNP Paribas qui est de nouveau à l'ordre du jour.
Nouvelle (et dernière ?) tentative d'accord entre BNP Paribas (qui aurait demandé "15 milliards d'euros de garanties supplémentaires au gouvernement belge" si la situation tourne mal, après le rachat) et le gouvernement belge. L'échéance des négociations est fixée à minuit, ce vendredi soir, explique la presse belge. En cas d'échec, le gouvernement belge restera propriétaire à 100 % de Fortis.
Le titre de la Une estime la baisse de valeur boursière enregistrée hier par trois établissements belges (Dexia, KBC, Fortis) à 1 milliard 437 millions. Ils ont respectivement baissé de 21 %, 20 % et 15 %, jeudi 5 mars. |
Double page dans le quotidien La Capitale, où l'on trouve en haut de la deuxième page, un article titré "Arrogants, les Français vous prennent de haut" Eric Mestdagh, un homme d'affaires, explique "Ils ne sont pas plus durs que nous, juste beaucoup plus pédants", tandis qu'un syndicaliste, José Verdun ajoute: "Pas la même culture que nous. Ces grands patrons pensent être l'élite, leurs écoles les ont formés pour cela. (...) Ils sont tout simplement arrogants, méprisants, particulièrement visà-vis des Belges."
L'occasion de revenir sur les débuts de cette crise avec notre observatoire : La plongée de Fortis n'a pas beaucoup interessé la presse française
