La pub maintenue avant 20 h sur France Télévisions ?
La rédaction - - 0 commentairesNicolas Sarkozy serait prêt à accepter le maintien de la publicité en journée sur les chaînes de France Télévisions, si l'on en croit l’information donnée par Le Point et largement reprise.
Qu’est-ce qui a fait pencher la balance? L’état des finances? L’argumentation de Jean-François Copé, le président de l’UMP à l’Assemblée? Ce dernier faisait déjà part de son opinion au Point, lors d’un entretien le mois dernier. S’il se déclare satisfait de la première partie de la réforme, qui supprimait la publicité après 20h, il ne croit pas en l’efficacité de cette seconde étape.
«L'intérêt par rapport au coût est trop faible. Je ne suis pas sûr que les téléspectateurs y seraient aussi sensibles. Et il faudrait prévoir une compensation supplémentaire de 200 millions d'euros. Je ne vois pas comment l'État peut assumer une telle charge compte tenu de ce que sont ses finances. Et comme, par ailleurs, je suis totalement opposé à une augmentation de la redevance... Il nous faut prendre nos responsabilités et clarifier la situation rapidement afin que le marché soit lisible pour tous les acteurs». Jean-François Copé aurait finalement convaincu Sarkozy |
D’après le journal, Nicolas Sarkozy appuierait ce point de vue, «le chef de l'État est en train de se rallier aux vues du chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale qui plaide, depuis une interview donnée au point.fr, en faveur du statu quo actuel. La crise grecque, la rigueur budgétaire que doit s'imposer l'État et que l'État impose aux collectivités territoriales militent, en effet, pour que France Télévisions conserve ses écrans de pub en journée». Mais ce ralliement ne serait pas sans concession. Le Président attend en retour un franc soutien de sa majorité sur les sujets les plus sensibles, par exemple "Les textes législatifs concernant les mineurs délinquants", peut-on lire dans l’article.
Enfin, ce changement pourrait également remettre en cause la cession de régie de France Télévision. Si Patrick de Carolis devrait conserver son poste jusqu’à la fin de l’année, rien n’est certain concernant la suite des évènements.
«Si la publicité est maintenue en journée, les règles du jeu changent», peut-on lire sur Le Monde.fr, citant également le patron de Publicis, Maurice Levy, «En faisant l'hypothèse que le contexte évoluera et que la loi sera modifiée, il serait normal de réévaluer notre offre». Les négociations restent suspendues jusqu’à ce que la situation soit claire.
(Par Sandrine Magne)
