La presse nationale discrète sur la rebellion sénatoriale
Gilles Klein - - 0 commentairesLe Sénat vote la hausse de la redevance télé, mais c'est l'Assemblée nationale qui tranchera. Est-ce pour cette raison ? La place accordée par la presse à cette rebellion sénatoriale est modeste, mis à part Libération.
"Hier, en fin d’après-midi, le président de la République s’est pris simultanément et très précisément 329 coups de poignard : sur les 343 élus que compte le Sénat, 329 ont voté une augmentation de la redevance de 116 à 120 euros à compter de janvier 2010. Alors qu’à de multiples reprises Nicolas Sarkozy s’est fermement opposé à toute hausse, l’opposition de gauche, les centristes mais aussi son propre parti, l’UMP, ont voté l’augmentation. Seuls quatre sénateurs ont soutenu le Président en votant contre. Ouille. Pourtant, le week-end dernier encore, Nicolas Sarkozy balayait l’affaire de la hausse de la redevance: niet. Fort de ce refus élyséen, le président du groupe UMP Jean-François Copé s’en prenait aux sénateurs centristes. Le même Copé qui, en novembre, faisait un pari risqué: «Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance télé.»" Libération du vendredi 16 janvier 2009 ![]() |
Le Figaro signale le vote dans un écho en bas de page 3, rubrique Politique : "Le gouvernement, qui avait donné un avis défavorable à cet amendement, n’a pas encore indiqué s’il demanderait sa suppression lors de la commission mixte paritaire qui doit se réunir le 28 janvier. En novembre dernier, le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, avait déclaré que, lui « vivant, il n’y aurait pas d’augmentation de la redevance télé » .
"Nicolas Sarkozy s'était engagé de manière catégorique à ce que la redevance n'augmente pas" signale Aujourd'hui en France, dans un petit article en haut de la page 5, en rubrique Economie.
