La police anti-émeutes critiquée (presse GB)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Comme d'autres quotidiens, le Guardian du jeudi 16 avril publie un article critique sur l'action de la police lors des manifestations anti-G20 à Londres.


"Les unités spécialisées anti-émeute sont au centre des enquêtes sur la violence policière." titre la page qui s'intéresse aux 720 policiers du Territorial Support Group (TSG) qui ont déja fait l'objet d'une soixantaine de plaintes pour violences injustifiées.

L'article est illustré d'une photo prise le 1er avril montrant des policiers face à un passant, Ian Tomlinson qui vient d'être frappé et jeté à terre, alors qu'il était de dos, et s'éloignait des policiers. Il décèdera quelques instant plus tard.

Les diverses fonctions des policiers présents sur la scène sont détaillées sur la photo. Une des légendes souligne que le policier qui a frappé sans raison a son n° matricule masqué et qu'il a relevé son col pour cacher son visage, comme plusieurs de ses collègues. A l'arrière plan un maître chien dont l'animal a déja mordu le bras d'une autre personne qui lui tournait le dos, juste avant qu'il ne s'en prenne lui aussi à Tomlinson.


Quotidien The Guardian jeudi 16 avril 2009picto





"Finalement, le chef de la police londonienne réagit face au comportement des policiers anti-émeutes" Le visage du chef de la police apparait en médaillon dans la colonne de gauche.

La polémique a été relancée depuis qu'un policier a été suspendu pour avoir, à deux reprises, violemment frappé sans raison une femme qui participait à un rassemblement en hommage au défunt Tomlinson, malgré la présence de nombreux photographes.

Le quotidien du soir Evening Standard fait sa Une avec le policier en question en train de frapper, au moment de l'iincident qui a entraîné sa suspension.

pictoEvening Standard mercredi 15 avril 2009

La double page montre que le policier ne semble pas du tout gêné par les photographes qui l'entourent : il gifle au visage une femme âgée de 35 ans (qui porte une casquette) avec le revers de sa main gantée, avant de la frapper avec une matraque téléscopique, entourée d'un rond blanc sur les photos : "Une scène choquante mais pas encore d'excuse de la police" titre l'Evening Standard (ci-dessous).



Le quotidien The Times consacre lui aussi une double page aux violences policières. L'article évoque les 145 plaintes déposées contre les policiers londoniens après les manifestations du 1er avril.

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