La guerre vue des influenceurs de Dubaï : après la panique, tout-va-bien !
Loris Guémart - - Silences & censures - Nouveaux medias - 12 commentairesLe soft power des Émirats arabes unis passe aussi par les influenceurs, dans toutes les langues
Passées les premières heures de sauve qui peut généralisé, le message diffusé sur les réseaux sociaux, dans toutes les langues, est devenu unanime au point d'en paraître suspect : les influenceurs se sentent plus en sécurité à Dubaï que n'importe où ailleurs dans le monde. De quoi laisser transparaître un étroit contrôle de l'information par le pouvoir émirati... bien qu'aucune pression directe n'ait jusqu'à présent pu être prouvée.
Ils et elles étaient venus dans un paradis artificiel paisible, sécurisé et défiscalisé. Mais la promesse émiratie de représenter un îlot de stabilité touristique au cœur du Moyen-Orient a brutalement volé en éclats samedi 28 février, lorsque l'Iran a décidé de bombarder l'ensemble des pays situés sur l'autre rive de la mer d'Arabie – y compris le sultanat d'Oman, qui jouait les médiateurs et avait été épargné au premier jour de la guerre. Ces influenceurs et influenceuses confrontés aux survols de missiles, de drones et de débris issus des tirs d'interception antimissiles, parfois forcés de descendre passer la nuit dans le sous-sol de leur immeuble, ont été pris de panique. Du moins dans un premier temps.